L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Côte d'Ivoire: des personnes mortes étouffées lors d'une rencontre de foot contre le Malawi
Ecrit par Norbert Navarro/jeuneafrique.com
30-03-2009
Des supporters transportant une des victimes piétinées par un mouvement de foule au grand stade d'Abidjan, le 29 mars 2009. (Photo: AFP)
Dix-neuf personnes sont mortes et 132 ont été blessées dans une bousculade au stade Houphouët-Boigny à Abidjan, avant la rencontre Côte d'Ivoire-Malawi
Dix-neuf personnes sont mortes et 132 ont été blessées dans une bousculade au stade Houphouët-Boigny à Abidjan, avant la rencontre Côte d'Ivoire-Malawi qualificative pour le Mondial-2010 en Afrique du Sud.
C’est un portail de fer à deux vantaux bloqués par des barres prises dans le mur d’enceinte du stade Houphouët-Boigny d’Abidjan. Deux mètres après le portail, à l’intérieur du stade, un escalier de 20 marches à présent jonchées de chaussures, de casquettes et maculées de sang.
Quand la foule a tenté de pénétrer dans le stade en prenant d’assaut cette sortie de secours destinée à l’évacuation des tribunes, ce n’est pas le portail qui a cédé, mais le béton dans lequel les barres de fer qui verrouillaient cet accès étaient prises.
Enquête
Les premiers rangs à s’engouffrer dans l’escalier ont alors été précipités vers le bas sur les marches puis piétinés par les suivants dans un irrésistible mouvement de foule. Bilan : 18 morts et 132 blessés selon Jacques Anouma, président de la Fédération ivoirienne de football, qui dément qu’un problème de double-billetterie ait été à l’origine du drame et qui confirme que les accès du stade sont homologués et conformes à la réglementation de la Fifa, la Fédération internationale de football.
Le gouvernement a demandé une enquête pour établir les circonstances de la bousculade et pour comprendre pourquoi la foule, plus nombreuse dehors que dedans, a pu approcher en masse l’enceinte sportive alors que les abords du stade étaient contrôlés par les forces de l’ordre.
@ rfi.fr
Dix-neuf personnes sont mortes et 132 autres ont été blessées dans une bousculade qui s'est produite dimanche au stade Houphouët-Boigny d'Abidjan, juste avant un match opposant la Côte d'Ivoire au Malawi. Le ministre de l'Intérieur a annoncé que des enquêtes étaient en cours pour déterminer les circonstances du drame. Un drame qui a notamment connu des précédents en Afrique et en Europe.
Dix-neuf personnes sont mortes et 132 ont été blessées dimanche dans une bousculade au stade Houphouët-Boigny à Abidjan, avant le match de football opposant la Côte d'Ivoire au Malawi dans le cadre des qualifications pour le Mondial-2010, a affirmé le gouvernement.
Ce "drame" a fait "19 morts et 132 blessés", a déclaré le ministre de la Jeunesse et du Sport, Dagobert Banzio, dimanche soir à la télévision publique ivoirienne.
Une source médicale avait indiqué plus tôt à l'AFP que 19 personnes étaient mortes et que "des centaines" avaient été blessées.
Plus nombreux à l’extérieur qu’à l’intérieur
La bousculade a eu lieu "avant la rencontre", qui a débuté vers 17H00 (locales et GMT), a indiqué le ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro.
"Les supporters sont venus très nombreux et ceux qui étaient dehors étaient à ce moment-là plus nombreux que ceux qui étaient à l'intérieur du stade", a-t-il poursuivi.
"Il y a eu une bousculade parce que le match devait commencer, chacun voulait absolument entrer", a expliqué M. Tagro, soulignant que le gouvernement "déplore cet événement".
Selon la source médicale, la police aurait usé de gaz lacrymogènes alors que de nombreux spectateurs forçaient un passage pour entrer au stade, provoquant une bousculade et l'effondrement d'un pan de mur.
"Nous sommes en train de faire des enquêtes"
"Nous sommes en train de faire des enquêtes pour établir les circonstances dans lesquelles ces événements se sont déroulés", a souligné le ministre de l'Intérieur.
Appelant "la population" à "garder le calme", il a affirmé que "des mesures sont prises pour assister ceux qui sont blessés".
Les blessés ont été transférés au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville et à celui de Yopougon, deux quartiers populaires d'Abidjan, ainsi qu'à l'hôpital militaire.
"Nous allons procéder à l'identification des 19 victimes", dont les corps ont été déposés à la morgue du CHU de Treichville, a-t-il ajouté.
"Réunion de crise"
Une "réunion de crise" entre la Fédération ivoirienne de football (FIF) et les ministères de l'Intérieur et du Sport s'est tenue en début de soirée "pour situer les responsabilités" du drame, a indiqué à l'AFP Albert Kakou Anzouan, président de la commission d'organisation des compétitions à la FIF.
Rénové récemment, le stade Houphouët-Boigny, d'une capacité de 35. 000 places, était bondé pour ce match à l'issue duquel la Côte d'Ivoire s'est imposée 5 à 0.
L’histoire se répète
La catastrophe du stade Houphouët-Boigny rappelle d’autres événements venus endeuiller des rencontres de football. En Afrique, on retiendra que des mouvements de foule ont coûté la vie à 121 personnes au Ghana en 2001, à 17 autres en Zambie en 2007 et à 13 au Congo en septembre dernier.
En Corse, une tribune du stade de Furiani de Bastia s’est effondrée en 1992, tuant 18 personnes et faisant quelque 2 300 blessés. Autre épisode tragique au Heysel de Bruxelles (Belgique). Le 29 mai 1985, 39 supporters ont trouvé la mort et des centaines ont été blessés lors de la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions opposant la Juventus de Turin (Italie) à Liverpool (Angleterre). Les Turinois s’étaient alors massés contre un mur pour échapper aux attaques de hooligans, provoquant son effondrement. (avec AFP)