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Manicure, pédicure : quand l’esthétique gagne la rue |
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Ecrit par Cameroon Tribune
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24-03-2009 |
Les soins ne se font plus seulement dans les salons de beauté.
Avec 50 F et pour à peine cinq minutes, le client a des ongles propres et taillés à volonté. Et l’esthéticien ambulant continue sa tournée. Ces spécialistes d’un genre nouveau arpentent de plus en plus les rues de Yaoundé. Dans les marchés, chez des particuliers et même à bord de véhicules, de jeunes gens, accroupis face à leurs clients, offrent des services de manucure et de pédicure. Ce sont des étrangers, notamment des nigériens, qui parcourent la ville chaque jour, à la quête d’éventuels clients. L’attirail du parfait esthéticien ambulant se résume en une dizaine de ciseaux, un morceau de chiffon, une petite boîte en plastique contenant un liquide moussant et une grande paire de pinces.
A l’avenue Kennedy à Yaoundé, une dizaine d’esthéticiens attire l’attention des passants par le bruit de leurs pinces. Parmi eux, Djibril, 19 ans, à qui la journée semble porter chance. Il est à peine 10h, et le jeune homme est déjà à son cinquième client. « Je travaille beaucoup ici parce qu’il y a toujours des clients. Parfois, certains vous donnent 200 au lieu de 50F, quand ils trouvent que le travail est bon. Mais nous augmentons le prix quand le client a des ongles trop sales ou très durs », raconte l’homme. Là, un passant l’interpelle. Il accourt, puis scrute les doigts du monsieur. Les deux hommes s’accordent sur le prix et le travail peut commencer. A chaque doigt son ciseau. « On a des grandes paires de ciseaux, des moyens et des petits. On les utilise en fonction de la largeur de l’ongle, pour ne pas blesser le client », explique-t-il.
En fait, le jeune homme possède deux types de ciseaux. Les ongles sont grattés avec la première série de ciseaux aux lames plus larges, puis ils sont aspergés d’un mélange composé d’eau de Javel et de savon. Une fois les ongles désinfectés, il peut utiliser la seconde série d’instruments, aux lames plus fines, qui servent à tailler les ongles, à la longueur souhaitée. Le client est impressionné par la rapidité du travail : « Je n’ai pas peur, je suis juste curieux. D’ailleurs j’ai déjà l’habitude et je sais qu’il n’y a pas de risque ». L’esthéticien ambulant renchérit de suite : « Tous les soirs, je mets les ciseaux au feu pour les désinfecter et les limer à nouveau ». Au bout d’une journée de soins, le jeune homme se fait environ 2000F. Esthétiquement !
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Dernière mise à jour : ( 24-03-2009 )
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