L’Association camerounaise des diplômés de l’Institut technique de banque veut redorer son blason.
L’assemblée générale de l’Association camerounaise des diplômés de
l’Institut technique de banque (Acd-Itb) tenue à Yaoundé samedi 07 mars
2009 a été une occasion pour ses membres de débattre sur les modalités
de redynamisation de ce regroupement. Les anciens membres de l’Acd-Itb
dénoncent le manque d’intérêt des nouveaux diplômés. Ces deniers
traînent le pas ; ils ne prennent pas part aux réunions. Les nouveaux
se défendent en arguant que les jeunes ne sont pas toujours les
bienvenus. « L’association n’intègre pas les nouveaux », révèle une
nouvelle diplômée. L’Acd-Itb « a de la peine à réunir les diplômés », à
en croire le secrétaire général de cette association. Alors qu’il y
aurait près de cinq cents diplômés de banque au Cameroun. Pourquoi
sont-ils réservés à l’égard du mouvement associatif ? « La plupart des
diplômés sont zélés. Quand ils deviennent chef de service, consultant,
ils abandonnent… », regrette le secrétaire général de l’Acd-Itb. « On
ne sait pas comment ça se passe, où se tiennent les réunions…Il faut
mettre en place un mécanisme pour intégrer les nouveaux », suggère une
nouvelle diplômée.
L’un des défis de cette association est donc de battre le rappel des
troupes, de remobiliser les diplômés autour de son idéal associatif.
Pour cela, il est urgent de « faire des efforts pour intéresser tous
les diplômés », selon les propos de Annie Bongo, présidente en exercice
de l’Acd-Itb. Elle regrette en plus l’absence d’un cadre de
retrouvailles des financiers du Cameroun. Car, « il y avait une
léthargie jusqu’en 2007 ». Le secrétaire général de l’association
s’accroche à la relance, à une « nouvelle dynamique ». Car cette
association a besoin de se « maintenir dans la connaissance », selon un
vœu de son Sg. Il est surtout question, à en croire Annie Bongo, de «
réfléchir, de se remettre en cause », et d’éviter de « tomber dans la
routine ».
L’un des plus gros défis de l’Acd-Itb est de défendre les intérêts des
ses membres en service dans les banques commerciales et même à la
banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Les tenants de cette
argumentation affirment que les promotions des titulaires du diplôme de
banque, dans certains cas, ne bénéficient pas automatiquement des
reclassements et avancements de grade selon les prévisions des
conventions collectives en vigueur dans le secteur bancaire. Même si
d’aucuns suggèrent de canaliser ces revendications dans l’activité
syndicale. Une tendance pense que les promotions au sein des
entreprises utilisatrices proviennent plus des performances
professionnelles que du diplôme. « On veut vous voir à l’œuvre. A
chacun de se vendre en entreprise. Performez. C’est à vous de valoriser
le diplôme Itb, que ce ne soit pas un diplôme de honte ». Une
exhortation au saut qualitatif selon les tenants de cette thèse.
L’assemblée générale du 07 mars dernier a été ponctuée par la remise
des diplômes des promotions 2001 à 2008.
Par Christian LANG