L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Cameroun/Douala: les 250 infirmiers temporaires de l'hopital Laquintinie en grève
Ecrit par Blaise Djouokep et Aristide Ekambi
05-01-2009
Les conséquences de cet arrêt de travail décidé depuis le 02 janvier dernier se font déjà ressentir sur les malades.
L'ambiance est morose à l'hôpital Laquintinie de Douala depuis vendredi dernier, 02 janvier. Les infirmiers temporaires de cet hôpital marquent depuis cette date un arrêt de travail. Regroupés par petits groupes le premier jour de grève, les infirmiers grévistes se sont défaits de leur blouse blanche pour exprimer leurs revendications. L'air crispés, anxieux, ils ruminaient désespérément leur ra le bol. "Nous réclamons l'amélioration de nos conditions de travail, l'augmentation des salaires et notre intégration dans cet hôpital", clament furieusement certains d'entre eux. Présents le premier jour, ils n'ont plus été visibles au sein de cette formation sanitaire depuis samedi.
Parmi les 250 temporaires identifiés dans cet hôpital, sur les 400 que compte toute la région du Littoral, certains sont dans ce statut de temporaire depuis de nombreuses années. L'entrée en grève intervient à la suite d'une correspondance du 31 Janvier 2008 adressée au ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, par le président du Syndicat national des personnel médico sanitaire du Cameroun (Synpems), Balla Balla, et qui est restée lettre morte. Cette lettre faisait mention de la situation des temporaires, ainsi que du départ en retraire du personnel médical ayant atteint un certain âge. Question de laisser la place aux plus jeunes qui sont en attente d'intégration.
Plusieurs autres démarches ont été entreprises par le syndicat. D'après une note signée par le président Balla Balla, une première réunion relative à ce problème s'est tenue les 07 et 08 Juillet dernier entre les membres du Synpems et le ministre de la Santé. Cette réunion n'a pas apporté de changement à leur situation. Le 22 Décembre 2008, une seconde réunion de sortie de crise s'est une fois de plus tenue. C'est au terme de cette réunion qu'il sera décidé par le Synpems que "tous les temporaires du service public devront rester chez eux à compter du vendredi, 02 Janvier 2009". D'où la grève de vendredi dernier qui paralyse aujourd'hui l'Hôpital Laquintinie de Douala.
Cette grève qui intervient au lendemain de la célébration de la fête de nouvel an n'a pas été sans conséquences sur la qualité du service dans cet hôpital. La prise en charge des accidentés et des différents malades qui avaient pourtant besoin n'était plus à l'ordre du jour. Les brancardiers et secouristes ont aussi déserté les lieux. Les malades sont abandonnés à eux mêmes. Toutefois, une solution de sortie de crise est envisagée. Joint au téléphone hier dimanche, le président du Synpems, Balla Balla, affirme "qu'une réunion de sortie de crise se tiendra ce lundi, 05 Janvier 2009 à 14 heures avec le ministre de la Santé publique".