L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Cameroun: un an après les émeutes, la vie plus chère que jamais auparavant
Ecrit par Joséphine Abiala
23-02-2009
Un an déjà que la hausse des prix a prix a pris une envolée des plus spectaculaires.
"Manger de la viande est devenu un luxe. Je ne me souviens pas exactement de la dernière date à laquelle j'ai acheté de la viande de bœuf dans un marché, surtout qu'avec mes 2000Fcfa, de ration alimentaire journalière, il nous est difficile de manger à notre guise".Cette situation dans laquelle vie Pulchérie Enyégue, mère de quatre enfants, un an après les émeutes de la faim de février 2008, est propre aux foyers camerounais. Malgré le soulèvement des populations pendant cette période de crise, les changements tant attendus par nombre de consommateurs tardent à prendre corps.
Le panier de la ménagère a été vidé des provisions. Dans les marchés, les commerçants se livrent à toute sorte de spéculations. En moins d'un an, le prix de certaines denrées alimentaires a connu une hausse vertigineuse. Le kilo de riz ordinaire, par exemple atteint le prix de 500Fcfa, donc 175Fca de plus sur ce qui a été prévu dans le protocole d'accord signé entre les acteurs de la filière riz et le gouvernement, au lendemain de la crise. La boite de lait en poudre de 4kg coûte 13000, soit 4000F de plus. Le kilogramme de viande de bœuf sans os est passé de 2200Fcfa à 2700F voire 2800F dans certains marchés. L'inflation est générale. Le ciment n'a pas été en reste .L'habitat en a pris un coup. Le prix du sac s'est envolé de manière spectaculaire. Il est passé de 4900F à 6000F, soit 1100Fcfa sur le prix homologué.
Afin de stopper cette flambée de prix des produits de première nécessité sur le consommateur, plusieurs initiatives ont été prises. La dernière en date est la signature le 21 janvier 2009, de dix protocoles d'accords entre le ministre du commerce, les opérateurs des filières des produits de consommation de masse, le mouvement national des consommateurs (M.nc) et la Ligue Camerounaise des Consommateurs. Il a été question pour les parties prenantes de la révision à la baisse des prix de quelques produits à savoir la farine, le riz, le poisson, maquereau et les vivres frais. Ainsi par exemple, le sac de riz de 50kg 25%, très prisé sera vendu à14500Fcfa à raison de 285Fcfa le kg.
Le riz 5% ou riz parfumé à 335Fcfa. Le sac de sel 18kg, coûtera 2325F à douala, 75Fcfa de plus à Yaoundé, 2480Fcfa à Bafoussam, 2490 à Bamenda et 3000f à Ngaoundéré. La farine de froment coûtera entre 350-360F le kilogramme. Sont également concernés par ces accords, le fer à béton, les tôles en aluminium. Mais déjà, répondant au raz-le bol du peuple camerounais, le 7 mars2008, le chef de l'Etat Paul Biya a pris quelques mesures parmi celles-ci, la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur des produits de première nécessité. C'est dans l'optique de trouver des solutions idoines à la crise alimentaire qui frappe déjà le monde que des magasins témoins (lieux de ventes agréée) qui revendent aux prix homologués, ont vu le jour (Mahima, Dove, Casino, Skt…). En avril 2008, dans la ville de Yaoundé, on en dénombre une quarantaine.
Le Ministère du commerce, en collaboration avec le syndicat national des commerçants du Cameroun (Scnc), a ouvert des marchés témoins. Ceci a été le cas à la délégation du commerce de Yaoundé où un sac "baco" de macabo était vendu à2500Fcfa. Le kilo de viande sans os vendu pour sa part, à 1950Fcfa, et celui de porc à 1850Fcfa. Le morceau de savon de marque Ccc de 400g vendu à 300Fcfa soit 50Fcfa de moins que dans les marchés. Au mois de décembre à Yaoundé aux marchés de Messa et Sandaga à Douala, le marché de poulet a été mise en place. A ces lieux, les poulets de 1,8 à2kg étaient vendus à 2200Fcfa l'un. Quant aux liqueurs, Soccint l'un des points agrées a revu de trois fois les prix de vin rouge à la baisse. Tenons pour exemple, le Baron de Queriac vendu pour l'occasion à 1400Fcfa la bouteille et pourtant coûte en temps réel 6583Fcfa.
Dans ces différents points agrées, les populations, se sont ruées pour s'approvisionner, pendant les fêtes de fin d'années. Le prix du carburant également qui a été l'élément déclencheur de la grève, a subi au cours de l'année qui s'est achevée, des révisions. Après l'avoir augmenté de 15Fcfa, le 7 février 2008, le gouvernement décide de baisser de 6Fcfa, 20jours plus tard. Puis de 10f en décembre et au début de cette année de le revoir à la baisse de 15Fcfa. Malgré les efforts du gouvernement à trouver des solutions à cette flambée de prix, certains présagent encore des lendemains obscures aux foyers camerounais, plongés dans cette crise qui n'est pas prête de s'achever, raison évidemment de son appellation par quelques uns de crise structurelle. On se demanderait alors s'il n'est pas temps pour, une relance effective de la production agricole locale.
"Manger de la viande est devenu un luxe. Je ne me souviens pas exactement de la dernière date à laquelle j'ai acheté de la viande de bœuf dans un marché, surtout qu'avec mes 2000Fcfa, de ration alimentaire journalière, il nous est difficile de manger à notre guise".Cette situation dans laquelle vie Pulchérie Enyégue, mère de quatre enfants, un an après les émeutes de la faim de février 2008, est propre aux foyers camerounais. Malgré le soulèvement des populations pendant cette période de crise, les changements tant attendus par nombre de consommateurs tardent à prendre corps.
Le panier de la ménagère a été vidé des provisions. Dans les marchés, les commerçants se livrent à toute sorte de spéculations. En moins d'un an, le prix de certaines denrées alimentaires a connu une hausse vertigineuse. Le kilo de riz ordinaire, par exemple atteint le prix de 500Fcfa, donc 175Fca de plus sur ce qui a été prévu dans le protocole d'accord signé entre les acteurs de la filière riz et le gouvernement, au lendemain de la crise. La boite de lait en poudre de 4kg coûte 13000, soit 4000F de plus. Le kilogramme de viande de bœuf sans os est passé de 2200Fcfa à 2700F voire 2800F dans certains marchés. L'inflation est générale. Le ciment n'a pas été en reste .L'habitat en a pris un coup. Le prix du sac s'est envolé de manière spectaculaire. Il est passé de 4900F à 6000F, soit 1100Fcfa sur le prix homologué.
Afin de stopper cette flambée de prix des produits de première nécessité sur le consommateur, plusieurs initiatives ont été prises. La dernière en date est la signature le 21 janvier 2009, de dix protocoles d'accords entre le ministre du commerce, les opérateurs des filières des produits de consommation de masse, le mouvement national des consommateurs (M.nc) et la Ligue Camerounaise des Consommateurs. Il a été question pour les parties prenantes de la révision à la baisse des prix de quelques produits à savoir la farine, le riz, le poisson, maquereau et les vivres frais. Ainsi par exemple, le sac de riz de 50kg 25%, très prisé sera vendu à14500Fcfa à raison de 285Fcfa le kg.
Le riz 5% ou riz parfumé à 335Fcfa. Le sac de sel 18kg, coûtera 2325F à douala, 75Fcfa de plus à Yaoundé, 2480Fcfa à Bafoussam, 2490 à Bamenda et 3000f à Ngaoundéré. La farine de froment coûtera entre 350-360F le kilogramme. Sont également concernés par ces accords, le fer à béton, les tôles en aluminium. Mais déjà, répondant au raz-le bol du peuple camerounais, le 7 mars2008, le chef de l'Etat Paul Biya a pris quelques mesures parmi celles-ci, la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur des produits de première nécessité. C'est dans l'optique de trouver des solutions idoines à la crise alimentaire qui frappe déjà le monde que des magasins témoins (lieux de ventes agréée) qui revendent aux prix homologués, ont vu le jour (Mahima, Dove, Casino, Skt…). En avril 2008, dans la ville de Yaoundé, on en dénombre une quarantaine.
Le Ministère du commerce, en collaboration avec le syndicat national des commerçants du Cameroun (Scnc), a ouvert des marchés témoins. Ceci a été le cas à la délégation du commerce de Yaoundé où un sac "baco" de macabo était vendu à2500Fcfa. Le kilo de viande sans os vendu pour sa part, à 1950Fcfa, et celui de porc à 1850Fcfa. Le morceau de savon de marque Ccc de 400g vendu à 300Fcfa soit 50Fcfa de moins que dans les marchés. Au mois de décembre à Yaoundé aux marchés de Messa et Sandaga à Douala, le marché de poulet a été mise en place. A ces lieux, les poulets de 1,8 à2kg étaient vendus à 2200Fcfa l'un. Quant aux liqueurs, Soccint l'un des points agrées a revu de trois fois les prix de vin rouge à la baisse. Tenons pour exemple, le Baron de Queriac vendu pour l'occasion à 1400Fcfa la bouteille et pourtant coûte en temps réel 6583Fcfa.
Dans ces différents points agrées, les populations, se sont ruées pour s'approvisionner, pendant les fêtes de fin d'années. Le prix du carburant également qui a été l'élément déclencheur de la grève, a subi au cours de l'année qui s'est achevée, des révisions. Après l'avoir augmenté de 15Fcfa, le 7 février 2008, le gouvernement décide de baisser de 6Fcfa, 20jours plus tard. Puis de 10f en décembre et au début de cette année de le revoir à la baisse de 15Fcfa. Malgré les efforts du gouvernement à trouver des solutions à cette flambée de prix, certains présagent encore des lendemains obscures aux foyers camerounais, plongés dans cette crise qui n'est pas prête de s'achever, raison évidemment de son appellation par quelques uns de crise structurelle. On se demanderait alors s'il n'est pas temps pour, une relance effective de la production agricole locale.