L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Cameroun: moins de 7 pour cent de la population a accès à l'*internet
Ecrit par MBOG
17-05-2009
Quelque sept cent mille camerounais, soit à peine 7 pour cent de la population du pays, ont accès à l’Internet, a appris APA lors des festivités marquant la célébration dimanche, de la 143è édition de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information.
Un taux « en deçà de la moyenne qui démontre que la fracture numérique est profonde », a souligné le ministre camerounais des Postes et Télécommunications, Maïgari Bello Bouba.
D’après des statistiques, le taux de pénétration qui oscille autour de 6 pour cent, est loin de combler des attentes dans la mesure où l’objectif du gouvernement est de permettre au moins à 30 pour cent de la population d’avoir accès à l’Internet à l’horizon 2015.
Le projet de construction de trois cent centres télécentres communautaires à travers le pays qui bénéficie de l’appui du Canada entamé depuis trois ans et qui a permis de construire une cinquantaine de centres devrait permettre de « remonter la pente », précise le ministère des Postes et Télécommunications.
En outre, l’installation de la fibre optique, longue de 1 500 km, par la Cameroon telecomunications (CAMTEL), constitue un atout pour permettre certaines localités périphériques de pouvoir accéder à l’Internet.
Le nombre de pénétration est assez important dans les villes de Douala et de Yaoundé avec près de 20 pour cent d’utilisateurs constitués notamment de travailleurs, d’étudiants et d’autres internautes.
Toutefois, de nombreux usagers se plaignent des désagréments, dont la lenteur de la connexion, des coupures intempestives et le coût de navigation encore élevé, 1 000 francs pour une heure dans la plupart des localités en dehors de Yaoundé et de Douala où le même temps revient parfois à 200 francs CFA.
Le ministre des Postes et Télécommunications qui a dévoilé le thème de cette année « La protection des enfants dans le cyberespace », a précisé qu’il était judicieux qu’un minimum de contrôle soit effectif dans l’usage de l’Internet.
Un contrôle qui permettra non seulement de faire de l’Internet, "un outil de communication incontournable à l’ère de développement des technologies de l’information et de la communication", mais question également de lutter contre certains dérapages, entre autres, « la cybercriminalité et la cyberprostitution ».