
Roland Fube Fonwi devra cependant se présenter le 2 avril prochain devant le Tpi qui le jugeait hier à Yaoundé.
Durant
toute l'audience, l'accusé n'a pas parlé. Préférant laisser la parole à
son conseil André Duclair Mangoua qui a prié le juge d'ordonner la
libération provisoire de son client. Et pour donner du poids à son
argumentaire, il a appelé à la barre Tarh Eyong le principal de la
English School d'Obili où travaille le prévenu ainsi que dame Fabian
Suh, la tante et nourrice de l'accusé. Eux qui se porteront garant
devant le tribunal de la présence aux prochaines audiences de l'accusé
s'il était libéré. Une tactique qui s'avérera payante au final puisque
Roland Tita Fube Fonwi sera relaxé au cas où une caution de 150.000
Fcfa était versée au tribunal.
Si l'on a pas pu lire la joie
sur le visage de celui qui venait ainsi de recouvrer sa liberté, il
demeure que la masse de connaissances qui s'étaient instillés dans la
salle des flagrants délits du tribunal de première instance du Mfoundi
depuis le matin s'est déportée à l'extérieur où elle a exprimé des
sourires de satisfaction et de soulagement. Avant que l'un des leurs
n'organise une séance inopinée de contributions volontaires en vue de
"permettre la libération immédiate de notre frère. Car si nous ne
faisons rien, il va retourner en prison et nos efforts depuis le début
de cette affaire auront été vains". Une position franche qui a eu le
don d'amener les amis de l'accusé à mettre la main dans la poche et
d'en sortir le tiers de la caution séance tenante, c'est-à-dire 50.000
Fcfa.
Une somme "qui sera complétée dans les meilleurs délais",
lâchera un membre de la famille. Sur la décision, il faut souligner que
la juge a renvoyé l'affaire au 2 avril prochain avec une probable
comparution des témoins de l'"outrage au président de la République et
autres".
qui sont reprochés à M. Fonwi. Des témoins qui étaient
dans le taxi où le malheur de celui-ci est arrivé. C'était le 30
janvier 2009. Ce jour-là, réagissant aux embouteillages dont la
capitale était l'objet du fait des barrages érigés sur les voies du
centre ville en vue du retour du président de la République d'un voyage
au Gabon, le professeur de sciences s'était demandé pourquoi celui-ce
ne pouvait pas prendre l'avion au lieu d'empêcher les citadins de
vaquer normalement à leur occupations. Ce faisant, il fût pris à partie
par son voisin qui l'a conduit à la présidence où il aurait été
longuement questionné sur un projet d'attentat contre les autorités.
Après des formalités d'identification, il allait être transféré au
Secrétariat d'Etat à la Défense. C'est de là qu'il sera placé sous
mandat de dépôt le 4 février suivant à la prison de Kondengui.