Pensée du Jour
L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie.
Honoré FOIMOUKOM
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Cameroun: Près d'un milliard de F CFA volé à Campost |
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Ecrit par Léger Ntiga
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22-01-2009 |
 siège de Campost à Yaoundé Entre les mois d'octobre 2008 et janvier 2009, des responsables de cette entreprise ont emportés 843 millions.
Même si l'on signalait certains autres cas en sourdine, c'est la fuite, le 15 janvier 2009, avec une somme de 500 millions de Fcfa, du chef de service de la Dépense, Noko Adjang (nouvellement recruté), qui a révélé au grand jour les coups de vol successifs perpétrés par des responsables, aussi bien du siège à Yaoundé que dans les démembrements à travers le pays de la Cameroon Postal Services (Camposts). Pour ce dernier cas notamment, la direction de la police judiciaire (Dpj), a ouvert une enquête. C'est ainsi que le directeur de la Comptabilité et des Finances (Dcf), Jean-Louis Esposito qu'on dit également porté disparu, a été interpellé, entendu et relaxé pendant le week-end dernier.
Au moment où l'on estime à 843 millions l'enveloppe globale des détournements (pour le moment révélés) à la Camposts entre le mois d'octobre 2008 et le 15 janvier, selon des indiscrétions recueillies aussi bien dans les locaux de Camposts qu'à la police, confirmées par une note interne du directeur général, Djamel Fethi Zouglami, Jean-Louis Esposito et Noko Adjang "seraient en fuite". Selon les mêmes sources, M. Noko a reçu la charge de toucher un chèque d'un montant de 500 millions au Centre de chèques postaux (Ccp) de Yaoundé I jeudi, 15 janvier dernier. Il ne refera plus surface. C'est à la suite de sa disparition que la police est mise sur la piste du détournement, le lendemain vendredi. Or, pour les enquêteurs de la police judiciaire, au moins cinq autres cas de vol dans pratiquement les mêmes circonstances sont signalés.
Complicités
En attendant l'évaluation qui laisse croire que les sommes ainsi volatilisées pourraient de l'ordre du milliard, on rappelle la disparition au mois d'octobre, du receveur de Yaoundé 10, Emeh Nganyi avec une enveloppe de 140 millions. Dans le même ordre d'idées, le receveur de Garoua Boulaï, Ferdinand Gonmoa Gnawe s'est rendu coupable d'un détournement de 80 millions. Au terme d'une mission de contrôle conduite dans ses services, il a été interpellé. Au mois de novembre, le chef de service de la Trésorerie et de la Comptabilité de Maroua s'est enfui avec 66 millions. Au cours de la même période, le receveur de Kaélé, Mme Fah s'en est allée laissant un trou de 27 millions. Cependant que son collègue de Tiko soutenait avoir perdu dans ses coffres, le montant de 30 millions gardés la veille au soir.
D'après des informations, ces vols répétitifs auraient des complicités internes et probablement parmi les principaux dirigeants de l'entreprise. Ce que nie le directeur général de Camposts, M. Zouglami qui dans la note interne citée plus haut, crie son désarroi face à ces actes de fragilisation de la trésorerie de l'entreprise. Il promet d'ailleurs des sanctions exemplaires d'où que viennent ces malversations financières. Notamment s'il "venait à se confirmer qu'un membre de l'équipe de Tecsult était l'auteur ou le complice d'un geste indélicat, cela sera avec la même fermeté que pour n'importe quelle autre personne et sans doute davantage encore que je combattrais cela", indique-t-il en guise de mise en garde.
En attendant que des enquêtes plus approfondies aboutissent à des résultats probants aussi bien en interne que du côté de la police, le directeur général de Camposts demande à ses cadres de tout faire pour que le personnel ne se décourage pas d'autant qu'assure-t-il, l'entreprise, avant ce "triste événement" était dans une phase d'embellie. Il a par ailleurs appelé ses collaborateurs à rassurer les 800.000 épargnants de l'entreprise qui eux, subodorent déjà d'autres moments difficiles. Une période de turbulence qui correspond avec la fin du mandat de Tecsult dont l'intention de renouveler l'expérience ne semble pas trouver l'approbation des autorités camerounaises qui ont accordé des compléments de salaires (750 millions environ), gelés depuis deux ans au personnel et toujours pas payés à ce jour par la direction de Camposts.
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Dernière mise à jour : ( 22-01-2009 )
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