Pensée du Jour
L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie.
Honoré FOIMOUKOM
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Un centre de recherche sur le paludisme grâce à la Chine |
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Ecrit par CRI
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24-03-2009 |
Pour la première fois, un centre de recherche sur le paludisme ouvrira ses portes bientôt au Cameroun. “Selon l’accord signé avec le gouvernement camerounais, c’est l’Hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé qui va abriter cette structure qui est un don du gouvernement chinois”, a déclaré un responsable du Bureau du conseiller économique et commercial de l’ambassade de Chine dans la capitale camerounaise, Shen Yi, interrogé par Xinhua. “C’est la première fois que la République populaire de Chine intervient dans un centre de recherche sur le paludisme en Afrique. Avant, elle avait l’habitude d’envoyer des équipes médicales dans les pays africains, par exemple celles déployées à l’Hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé, à l’hôpital de Mbalmayo et à l’hôpital de Guider”, a expliqué M. Shen. Le projet est évalué à 3 millions de yuans, soit près de 200 millions de francs CFA, et sa mise en place prévoit une période trois ans. Le financement comporte un don en médicaments et en équipements. “Chaque année, il va envoyer une mission d’experts pour travailler sur le terrain pendant environ quarante-cinq jours. Mais la gestion du centre sera mixte: il y aura une équipe technique chinoise et une équipe camerounaise”, a indiqué M. Shen. Dans le cadre de la cérémonie d’ouverture annoncée dans les prochains jours, il est fait état de l’arrivée de quatre experts chinois pour un séjour de cinquante jours prévoyant des visites dans deux des localités les plus touchées par le paludisme au Cameroun.
“Le climat en Chine, notamment dans les provinces du sud, est identique à celui des pays d’Afrique subsaharienne. Le paludisme y sévissait avant. Maintenant, ce n’est plus le cas. Le gouvernement a beaucoup investi dans la recherche scientifique. On a pu mettre au point un traitement très efficace contre cette maladie. Le gouvernement entend faire bénéficier les résultats de cette recherche aux pays africains amis”, a soutenu M. Shen.
“Le paludisme est un grand problème de santé. Il cause beaucoup de morts. Le gouvernement chinois a décidé d’octroyer des centres de recherche à quatorze pays africains”, a-t-il poursuivi.
Le Cameroun est justement présenté comme l’un des pays durement affectés par cette maladie. D’après le ministère de la Santé publique, “il constitue la première cause de morbidité dans le pays”.
Il existe un Programme national de lutte contre le paludisme, dont une enquête réalisée en 2004 avait révélé un taux de 40,1% de morbidité chez la population générale.
“Avec un taux brut de mortalité infantile de 74% (0 à 1 an) et infanto-juvénile (0 à 5 ans) de 144%, ainsi que le taux de mortalité maternelle de 669 pour 100.000 naissances vivantes, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes représentent les groupes les plus vulnérables”, avait souligné cette étude.
“Les enfants de moins de 5 ans (17%) et les femmes enceintes (5% ) représentent un total de 22% de la population totale avec les risques de morbidité et mortalité les plus élevés”, concluait-elle.
Au cours de la grossesse, informent les spécialistes, le paludisme est cause des avortements, des accouchements prématurés, de la mort-inutéro, de la mortinatalité, du faible poids de naissance ainsi que de l’anémie du nouveau-né. Le Programme national de lutte contre le paludisme précise que “les femmes enceintes présentent une diminution de l’immunité qui les rend plus susceptibles” à cette maladie.
Le gouvernement camerounais met notamment en oeuvre un plan stratégique national de lutte contre le paludisme, conduit par le Programme national de lutte contre le paludisme. En conformité avec les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fixés par les Nations Unies, cette stratégie prévoit de ” réduire de 50% la morbidité et la mortalité liées au paludisme, en particulier dans les populations à risque d’ici 2010″.
En dehors du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des pays étrangers tels que la Chine figurent parmi les partenaires du pays dans son combat contre cette endémie.
“La Chine fait beaucoup pour le Cameroun, surtout dans ce domaine de la lutte contre le paludisme. Chaque année, il y a au moins deux médecins camerounais qui se rendent en Chine pour un cours sur le paludisme, d’une durée d’un mois. En 2008 par exemple, le directeur de la lutte contre la maladie (au ministère de la Santé publique) et une de mes collaboratrices ont participé à cette session de formation”, a déclaré à Xinhua le secrétaire permanent du Programme national de lutte contre le paludisme, le Dr Prosper Ndong à Bessong.
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