
Le
nombre de cas de la dracunculose ( ver de Guinée) dans les pays
endémiques du continent africain est tombé de 15.184 en 2004 à 4.647
cas en 2008, selon les dernières statistiques rapportées lors de la
réunion régionale sur cette maladie qui se tient depuis mercredi à
Bamako.
La 13e réunion de revue des coordinateurs des programmes nationaux
d'éradication de la dracunculose fait suite à l'engagement pris en mai
2004 par les ministres de la Santé et les Partenaires financiers et
techniques (PTF) d'arrêter la transmission de cette maladie avant la
fin de 2009.
Maladie invalidante, la dracunculose se contracte à la suite de la
consommation d'eau de qualité douteuse qui constitue le milieu de vie
de prédilection du germe pathogène du ver de Guinée. Elle est à
l'origine d'énormes souffrances et d'importantes pertes
socio-économiques subies par les populations affectées.
Certains pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Mauritanie, le
Togo et l'Ouganda ont réussi à arrêter la transmission autochtone de la
maladie. Le Nigeria et le Niger ont aussi enregistré des avancées
notoires même s'ils restent encore endémiques.
Le tableau épidémiologique de la maladie fait apparaître que le
Mali a connu une légère recrudescence faisant passer le nombre de cas
entre 2007 et 2008 avec 35% de cas supplément aires rapportés en 2008,
soit 417 en 2008 contre 313 en 2007.
De source proche du ministère de la Santé, la persistance de la
maladie dans les régions septentrionales du pays est liée à la grande
mobilité des populations, à la faible couverture en points d'eau
potable dans les sites endémiques, l'étendue des zones à couvrir et à
l'insécurité résiduelle.