L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Gabon: le Premier ministre gabonais nie la mort d'Omar Bongo
Ecrit par APA
08-06-2009
Le Premier ministre gabonais, Jean Eyeghé Ndong
Le Premier ministre gabonais, Jean Eyeghé Ndong, a dementi dimanche soir à la télévision le décès du président gabonais Omar Bongo, disant que ni le gouvernement, encore moins la famille du président, n’avaient été informés.
La mort du chef de l’Etat gabonais, malade et hospitalisé en Espagne à l'âge de 73 ans dont 41 au pouvoir, avait été annoncée en début de soirée de source française à Paris et relayée par plusieurs médias.
Omar Bongo Ondimba, était hospitalisé à Barcelone « dans un état critique ».
Un membre de l’opposition gabonaise en France indiquait il y a quelques jours à APA que l’état de santé du président Bongo était à ce point « préoccupant » que sa famille avait donné des instructions strictes de discrétion aux membres du personnel médical de la Clinique Quiron où il était hospitalisé.
Sa maladie remonterait, selon la même source, à plusieurs années, mais la présidence de la république gabonaise avait "tout fait pour garder le secret", même s’il "se rendait fréquemment en Europe pour des soins".
Omar Bongo Ondimba, 73 ans, à la tête du Gabon depuis 1967, souffrait, selon certaines sources d’un cancer des intestins qui le rongeait depuis un certain temps.
Le 6 mai, à la suite des funérailles nationales de sa femme, Edith Lucie Bongo, décédée le 14 mars 2009, la présidence gabonaise avait annoncé que le président Bongo « suspendait momentanément ses activités » pour faire le deuil de celle-ci.
Converti à l’Islam en 1973, le chef de l’Etat gabonais dont le nom chrétien était Albert Bernard Bongo, est arrivé en 1967 à la tête de ce pays de l’Afrique centrale peuplé par 1,5 million de personnes et très riche en pétrole et autres minerais.
En quarante et une années de présidence, il a été réélu successivement en 1973, en 1980, en 1986, en 1993, en 1998, et en 2005.