L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Gabon-Espagne: Omar Bongo dans un état de santé préoccupant
Ecrit par Blanca Rodriguez et rfi.fr
21-05-2009
Omar Bongo
Des proches du chef de l’Etat, interrogés , ont simplement reconnu qu’iIl était hier soir tard (mercredi) en vie et conscient .
Hospitalisé depuis la semaine dernière près de Barcelone, le président gabonais Omar Bongo, doyen des chefs d'Etat africains, est dans un "état grave", a-t-on appris jeudi de source proche du ministère espagnol des Affaires étrangères.
Bongo, qui règne sans partage sur le pays depuis 1967, avait suspendu il y a une semaine ses activités officielles, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, et avait gagné l'Espagne en avion médicalisé.
Agé de 73 ans, Bongo "est ici à l'hôpital et, actuellement, son état est stationnaire mais grave", a-t-on déclaré de source autorisée. A la clinique Quiron de Barcelone, on confirme la présence du président gabonais, sans fournir d'autres précisions.
Les autorités gabonaises observent le mutisme au sujet de son état de santé mais ses divers séjours récents à l'hôpital ont soulevé des interrogations quant à sa succession dans un des rares pays de la région qui soit relativement stable.
Le gouvernement avait fait savoir qu'en cas d'absence prolongée du chef de l'Etat, la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombe, 66 ans, membre du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir, assurerait l'intérim.
Le pays est dominé par une petite élite étroitement solidaire et les opposants redoutent que le fils du président, Ali ben Bongo, actuel ministre de la Défense, ne profite du vide du pouvoir pour en prendre la tête.
Alanguie sur les rives du Golfe de Guinée, Libreville, la capitale, était paisible en ce jeudi de l'Ascension mais un sentiment d'incertitude était palpable à l'annonce de l'état de santé du chef de l'Etat.
PARVENU AU POUVOIR PACIFIQUEMENT
"Nous avons commencé à faire des stocks, depuis que nous vivons avec des doutes sur la capacité du président Bongo à gouverner le pays", confie un instituteur de 41 ans, Sylvain Pounahas, en faisant ses courses.
D'autres habitants de la capitale font état de patrouilles militaires nocturnes sans pouvoir dire si ce dispositif de sécurité est lié ou non à l'absence de Bongo, un des trois présidents africains visés en France par une enquête pour détournement de fonds publics.
La croissance économique du Gabon a dépassé l'an dernier 5,0%, le plus fort taux en une décennie, avant d'être entamée par la chute des cours du pétrole, qui compte pour la moitié du revenu national.
Bongo a été réélu sans discontinuité lors d'élections jugées irrégulières par ses opposants mais l'ascendant de cette homme petit et trapu - et grand buveur - sur son petit pays d'un million et demi d'habitants est incontestable.
Albert-Bernard Bongo - son prénom avant sa conversion à l'islam en 1973 à l'instigation du colonel libyen Mouammar Kadhafi - est parvenu au pouvoir pacifiquement, une exception en Afrique.
Issue de l'ethnie Bateke, une tribu minoritaire vivant aux confins du Congo, dans l'Est, Bongo était en effet le vice-président de Léon Mba, premier président de l'ancienne colonie française, décédé en novembre 1967, sept ans après l'indépendance.
Bongo, qui a entamé sa carrière politique au ministère des Affaires étrangères en 1960 après des études à Brazzaville du temps de la présence française, a fait partie du cabinet de Mba avant d'être choisi comme son dauphin.
En 1968, Bongo a créé le PDG, qui restera 22 ans le parti unique, avant de céder aux pressions françaises en faveur d'un multipartisme qui reste largement de façade.
reuters
Le président gabonais est hospitalisé en Espagne, dans une clinique privée de Barcelone. Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, l'a confirmé ce matin, mais en refusant tout commentaire sur l'état de santé d'Omar Bongo, que la presse en Espagne qualifie de sérieux.
« Je peux seulement vous dire qu’il est en Espagne, où il reçoit un traitement médical dans une clinique de Barcelone ». Quelques mots, du chef de la diplomatie espagnole, lâchés à l’occasion d’un voyage à Sarajevo, ont confirmé, ce jeudi matin, qu’Omar Bongo Ondimba est bien hospitalisé en Espagne.
On n’en sait guère plus. Officiellement en tous cas, puisque ni le ministre des Affaires étrangères, ni l’entourage du numéro un gabonais n’ont livré le moindre détail sur son état de santé. Des proches du chef de l’Etat, interrogés par l’AFP, ont simplement reconnu qu’il « a subi une intervention chirurgicale » et qu’il allait « mieux ». « Il était hier soir tard (mercredi) en vie et conscient », a ajouté une autre source, citée par l’AFP.
Le 6 mai dernier, on avait appris par un communiqué de la présidence de la République, qu’Omar Bongo Ondimba avait décidé la « suspension momentanée de ses activités », pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, décédée le 14 mars dernier.
Omar Bongo, 73 ans, avait réduit son rythme de travail depuis plusieurs semaines. Des rumeurs évoquant un état de santé préoccupant avaient circulé à Libreville. Pour les faire taire, Omar Bongo était apparu à la télévision publique.
Il va mourir lentement en europe parce qu'il n'a pas pu en 40 ans de pouvoir construire une case de santé digne de ce nom dans son pays. Pauvre idiot ! Pas la peine de dire que Paul biya mourra aussi dans de même conditions et en europe; honte à l'Afrique.
Il a fuit la France oubliant que les espagnols sont aussi des européens. Qu'est ce qui nous dis que ce ne sont pas des epions déguisés en médécins qui lui ont injecté quelque choses? Quand on a pactisé avec le démon il faut s'attendre à tout . En tout cas ses maîtres d'hier ont déjà sur place un autre pion pour faire le travail. Vive la France pays parasite de l'Afrique!
Qu'il n'oublie pas de préciser tous les comptes bancaires dont il dispose en europe avant de partir. Des générations de gabonais en auront besoin pour construire des hopitaux dans un pays aux richesses illimitées