L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Face à face tendu entre l'armée et les manifestants antigouvernementaux, à Bangkok le 13 avril 2009. (Photo : Reuters)
Pour la première fois depuis la proclamation de l'état d'urgence, ce dimanche, l'armée a utilisé la force contre les protestataires. De violents affrontements ont eu lieu entre l'armée et les manifestants opposants au gouvernement, les « chemises rouges ». Il y aurait plus de 70 blessés dont deux dans un état grave, principalement des manifestants. Selon un garde de securité interrogé par l'Agence France-Presse, un bâtiment du ministère de l'Education aurait été incendié. Le commandant suprême des forces armées a prévenu ce lundi : l'armée utilisera tous les moyens possibles pour rétablir l'ordre à Bangkok. De son côté, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a exhorté une nouvelle fois ses opposants à rentrer chez eux.
Les affrontements entre militaires et manifestants se sont poursuivis depuis tôt ce lundi matin. Les militaires reprenant systématiquement le contrôle de la ville. Ils contrôlent maintenant la plupart des carrefours stratégiques.
Des altercations se sont aussi produites entre les manifestants antigouvernementaux, les « chemises rouges » et de plus en plus, les habitants du quartier qui voudraient profiter du Nouvel an thaïlandais pour se relaxer un peu, selon la tradition thaïlandaise, et qui en ont un peu assez de ces « chemises rouges » qui cassent tout sur leur passage. Il y a eu cet après-midi, des affrontements assez violents à l’arme blanche entre les habitants des différents quartiers et ces manifestants anti-gouvernementaux.
Il semble que l’armée et la police aient un plan assez systématique. Elles progressent quartier par quartier vers le palais du gouvernement, où sont retranchés cinq à six mille manifestants. En toute logique, il semble que ce soir, le palais du gouvernement sera complètement encerclé par les forces de sécurité, car il n’est pas imaginable que le gouvernement laisse cette situation perdurer jusqu’à demain matin.