L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Pakistan: attaque armée contre une école de police
Ecrit par RFI
30-03-2009
Un policier pakistanais tirant sur des hommes armés à l'école de police de Manawan, près de Lahore, le 30 mars 2009. (Photo : AFP)
Après l'attaque spectaculaire perpétrée ce lundi matin contre une école de police de Manawan, dans la banlieue de Lahore, le bilan des victimes a été revu à la baisse. Selon l'armée, l'assaut a fait 12 morts, dont 8 policiers et 4 terroristes. Après plusieurs heures de très violents affrontements, les forces de l'ordre ont repris le contrôle de la situation. Mais ce nouvel épisode souligne la fragilité du Pakistan face au terrorisme.
Il a donc fallu près de 8 heures de combats acharnés pour reprendre le contrôle de l'école de police. Vers 15h, heure locale, un groupe de soldats est apparu sur le toit de la caserne, ils ont crié leur joie en faisant des signes de victoire et en tirant en l'air.
L'attaque avait démarré vers 7h20. En arrivant, les membres du commando, manifestement bien entraînés et très déterminés, ont jeté une grenade par-dessus le mur d'enceinte. Puis ils ont pénétré dans la caserne à la surprise générale. « Ils ont tiré sur tout ce qui bouge, l'objectif était de faire un maximum de morts », a expliqué un rescapé.
Le nombre des victimes reste incertain. En fin de journée, les chiffres étaient revus à la baisse. Il faudra donc attendre que se dissipe la confusion qui, dans la soirée, continuait de régner dans l'enceinte de l'établissement pour établir un bilan définitif de ce nouvel assaut. La police annonce la capture de plusieurs terroristes.
Symbole fort
Au cours des longues heures qu'a duré cette crise, les observateurs n'ont pas manqué de relever les similitudes de cette attaque avec la précédente, au cours de laquelle, au début du mois, l'équipe de cricket du Sri Lanka avait été décimée.
C'est donc un nouveau symbole fort de l'Etat pakistanais que les terroristes viennent d'attaquer.
Vendredi, lors de son discours sur la nouvelle stratégie régionale américaine, le président Obama s'inquiétait de la situation du Pakistan, craignant que le pays ne soit rongé, disait-il, par « un cancer qui risque de le détruire de l'intérieur ».