L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Italie: la Terre tremble encore, les recherches se poursuivent
Ecrit par LEMONDE.FR avec AFP, Reuters
07-04-2009
Au lendemain du violent séisme qui a frappé la région des Abruzzes, dans le centre de l'Italie, la Terre continue de trembler fortement, mardi 7 avril, à L'Aquila, et une forte réplique a touché la ville en milieu de journée, ont constaté les envoyés spéciaux de l'AFP. Les secousses se succèdent et la plus forte a atteint, peu avant 11 h 30 heure locale, une magnitude de 4,7 sur l'échelle de Richter, selon l'Institut national de géophysique et de vulcanologie. Les habitants qui n'ont pas quitté la ville de L'Aquila restaient dans les rues sous des tentes ou tuaient le temps dans leurs voitures garées dans des zones à l'écart des bâtiments pour ne pas risquer d'être surpris chez eux par une nouvelle secousse.
De leur côté, les équipes de secours continuent de rechercher des survivants. Un bilan encore provisoire fait état de 207 morts, 15 disparus et 178 blessés, dont 100 dans un état grave, a déclaré mardi le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, lors d'une conférence de presse. Selon le Quai d'Orsay, une jeune touriste française est morte dans le séisme. Pompiers et secouristes ont retiré plus de cent rescapés des décombres, mais la pluie et le froid nocturnes ont compliqué les recherches dans la ville de L'Aquila, durement frappée par le séisme.
VILLAGES RAYÉS DE LA CARTE
A L'Aquila, les habitants ont commencé à quitter la ville, lundi, par peur des répliques. Des milliers de rescapés du tremblement de terre ont passé leur première nuit sous des tentes dressées dans des parcs ou sur des terrains de football, ou dans leur voiture. La protection civile décompte plus de dix mille maisons et édifices endommagés dans la région par la secousse, dont l'épicentre se trouvait sous la ville. A L'Aquila, certains bâtiments se sont écroulés comme des châteaux de cartes. Certains villages des environs étaient pour ainsi dire rayés de la carte.
Pour l'institut géologique états-unien, le tremblement de terre aurait été d'une magnitude de 6,3. Une autre secousse assez forte (de magnitude 4,6) avait déjà été ressentie dimanche dans la soirée en Italie du Nord, dans la région portuaire de Ravenne, sans faire ni victime ni dégât, selon l'agence ANSA.
Le ministère de l'intérieur italien a annoncé l'arrivée de mille sept cents hommes en renfort, dont quinze cents pompiers, et assuré que les recherches se "poursuivraient jour et nuit". Le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, qui a décrété l'état d'urgence, s'est rendu sur place, promettant aux rescapés que "personne ne serait abandonné" et l'installation rapide d'un village de tentes pouvant abriter jusqu'à vingt mille personnes. Il est à nouveau attendu sur place, mardi.
Trente millions d'euros ont été débloqués d'urgence, a annoncé M. Berlusconi à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire. Selon une première estimation, une enveloppe de 1,3 milliard d'euros sera nécessaire pour la reconstruction des bâtiments et des maisons privées. M. Berlusconi a précisé que "trente-cinq pays au total" avaient offert leur aide à l'Italie mais que "dans l'immédiat", celle-ci n'était "pas nécessaire".