L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Iran: le très charismatique Mahmoud Ahmadinejad pose ses conditions à Barack Obama
Ecrit par RFI
29-01-2009
Le président américain, Barack Obama (g) et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad (d). (Photo : Reuters)
Alors que le président américain Barack Obama s'est dit prêt à dialoguer avec Téhéran s'il « desserre le poing », le président iranien Mahmoud Ahmadinejad exige lui, en contrepartie des Etats-Unis, qu'ils retirent leurs troupes à travers le monde et présentent des excuses pour leurs « crimes » contre l’Iran. Si la nouvelle administration américaine a décidé de rompre avec la politique menée par le gouvernement de George Bush et de tenter d'instaurer un dialogue direct avec Téhéran, Barak Obama a mis l’Iran en garde, l'appelant à « respecter les exigences du Conseil de sécurité de l'Onu qui demande l'arrêt de son programme de développement nucléaire ».
Téhéran n'a pas l'air de vouloir desserrer le poing dans l'immédiat. Le président Obama a proposé hier de dialoguer avec l'Iran si la République islamique accepte cette main tendue.
Mahmoud Ahmadinejad répond en posant des conditions : pour lui, la nouvelle administration américaine doit opérer des changements fondamentaux et il réclame des preuves de la bonne volonté de Washington. « D'abord, dit le président iranien, il faut que les Américains s'excusent auprès de l'Iran pour les crimes qui ont été commis », et Mahmoud Ahmadinejad, d'énumérer toute une liste de griefs depuis l'organisation du coup d'Etat à Téhéran en 1953 jusqu'au soutien américain dans la guerre Iran-Irak.
S'agit-il de simples arguments rhétoriques ou de véritables exigences ?
Le chef de l'Etat iranien appelle également Washington à ne plus se mêler des affaires des autres. « Il faut, dit-il, mettre un terme à la présence militaire américaine à travers le monde et cesser le soutien à Israël ».
Si les changements réclamés par Mahmoud Ahmadinejad sont des préalables à tout dialogue alors le rapprochement avec Washington ne sera sans doute pas pour demain, d'autant que Barack Obama reste ferme sur le dossier du nucléaire et demande toujours aux Iraniens de stopper leur programme.