L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Hugo Chavez conseille à Barack Obama de s'informer sur l'Amérique du Sud
Ecrit par Redaction Grioo.com
24-03-2009
Le président du Venezuela Hugo Chavez a qualifié dimanche Barack Obama "d'ignorant", disant qu'il avait beaucoup à apprendre au sujet de l'Amérique du Sud. Hugo Chavez a fait savoir qu'il était prêt à nommer de nouveau un ambassadeur à Washington, mais a suspendu la nomination car Barack Obama l'aurait accusé "d'exporter le terrorisme" et d'être un obstacle au progrès dans la région.
Au moins quelqu'un aura dit "pauvre ignorant" a dit Chavez lors de son allocution hebdomadaire à la radio et à la télévision, ajoutant que Barack Obama devrait "lire un peu afin d'apprendre les réalités de l'Amérique du Sud". On se souvient qu'à l'époque de George Bush, les relations entre les Etats-Unis et le Venezuela n'étaient pas au mieux. Chavez avait expulsé l'ambassadeur des Etats-Unis en septembre et rappelé l'ambassadeur du Venezuela à Washington. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont toujours au point mort.
Chavez et Obama prévoient tous les deux de participer à un sommet réunissant les dirigeants des Amériques à Trinidad et Tobago le mois prochain. Hugo Chavez compte y plaider la cause de Cuba : "nous ne pouvons continuer à accepter ce qu'impose les Etats-Unis".
"Nous demandons simplement du respect pour le Venezuela. Rien d'autre. Si Obama nous respecte, nous le respecterons. S'il continue à manquer de respect au Venezuela, alors il y aura confrontation entre le Venezuela et les Etats-Unis". Chavez a déclaré avoir discuté des critiques américaines à son égard avec un député américain du Massachusetts, William Delahunt, en visite à Caracas la semaine dernière. "Ils continuent de me pointer du doigt comme étant le méchant. Qui a commencé les attaques en premier ? Obama" a encore dit le président vénézuélien.