L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Bolivie: complot contre le président Evo Morales déjoué
Ecrit par Reza Nourmamode/ LEMONDE.FR avec AFP et Reuters
17-04-2009
Le président bolivien Evo Morales a assuré que le groupe était doté d'un "armement sophistiqué".
Le président bolivien Evo Morales a assuré, jeudi 16 avril depuis le Venezuela, que les forces de sécurité boliviennes avaient déjoué un complot visant à l'assassiner ainsi que deux autres responsables. Ce complot impliquerait des "mercenaires étrangers", à en croire M. Morales.
En fin de journée, une fusillade aurait opposé pendant une demi-heure, dans un hôtel, ce groupe de "mercenaires" aux forces de sécurité boliviennes. Selon le chef de la police bolivienne, deux Hongrois et un Bolivien ont été tués.
Dans le même temps, Evo Morales donnait une version un brin différente de l'affaire : "J'avais l'information qu'ils préparaient un attentat et j'ai donné des instructions pour lancer une opération afin de les arrêter – trois étrangers sont morts et deux ont été arrêtés, a dit le président. Ce sont des mercenaires étrangers, des Irlandais, des Hongrois et il n'y a évidemment pas de Boliviens", s'est-il félicité, alors même que son chef de la police évoquait la mort d'un Bolivien. M. Morales a ajouté que, selon ses informations, le complot visait à le tuer ainsi que le vice-président et un ministre.
Selon les enquêteurs, le groupe serait impliqué dans l'attentat à l'explosif commis mercredi à Santa Cruz devant le domicile du cardinal Julio Terrazas, le chef de l'Eglise catholique bolivienne. Auparavant, le président bolivien, qui reprochait au cardinal d'être au service de l'opposition, avait accusé la droite d'être derrière cet attentat dans le but de "détourner l'information" et jeter le discrédit sur ses partisans.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters
La police bolivienne a abattu trois personnes jeudi dans la ville de Santa Cruz, à quelque 800 km à l’est de La Paz et a confisqué tout un arsenal. Deux autres individus ont été eux arrêtés. Quelques heures après l'arrestation de terroristes présumés, le président Evo Morales a affirmé qu'un groupe de « mercenaires étrangers » avait planifié son assassinat. « Ils voulaient attenter à la vie du vice-président (Alvaro Garcia) et celle d'Evo Morales. Ce sont des mercenaires étrangers, des Irlandais, des Hongrois et il n'y a évidemment pas de Boliviens », a confirmé le chef de l’Etat bolivien depuis Cumana au Venezuela, où il participe à une rencontre de gouvernants de gauche.
C’est peu avant cinq heures du matin que, sur information, une unité d’élite de la police bolivienne débarque dans un hôtel quatre étoiles en plein centre-ville de Santa Cruz.
Des coups de feu sont échangés et trois suspects ont été tués. Deux qui seraient de nationalité hongroise et un Bolivien. Deux autres personnes sont arrêtées et transférées à La Paz.
Sur les lieux de la fusillade, les forces de l’ordre confisquent une grande quantité d’explosifs et des armes de gros calibre. D’après le chef de la police, ce groupe pourrait avoir perpétré le récent attentat contre le cardinal Julio Terrazas.
« Climat d’intolérance »
Dans la nuit de mardi à mercredi, une explosion de dynamite se produit devant le domicile du leader de l’Eglise catholique en Bolivie, sans faire de blessés. Un attentat déploré par les autorités épiscopales qui dénoncent notamment « le climat d’intolérance qui règne dans le pays ».
Le cardinal entretient en effet des relations extrêmement tendues avec le président socialiste Evo Morales. Ce dernier l’accusant régulièrement de soutenir l’opposition de droite.
De son côté, le gouvernement avait immédiatement et fermement condamné l’attentat et avait accusé la droite radicale d’en être à l’origine dans une tentative de déstabilisation. Une droite radicale dont le siège politique est la région de Santa Cruz.