L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Tim († 17 ans) , responsable de la mort de 17 personnes
Un adolescent allemand de 17 ans, vêtu d'une tenue de camouflage noire
et armé d'un pistolet-mitrailleur, a abattu au moins 15 personnes
mercredi selon un dernier bilan, la plupart dans un collège de
Winnenden, près de Stuttgart. Le jeune tueur s'est ensuite donné la
mort après avoir été retrouvé par la police à une quarantaine de
kilomètres des lieux du drame.
Le jeune de 17 ans, Tim K., avait fréquenté le collège d’Albertville
jusqu’à l’année dernière. D’après le ministre régional de l’Education,
il s’agissait d’un élève qui n’avait absolument pas fait parler de lui.
Après son départ du collège, il avait ensuite commencé un
apprentissage. On ne connaît donc pas encore les raisons qui l’ont
poussé à commettre, ce mercredi matin, ce carnage dans l’établissement.
Un
carnage dont neuf élèves âgés de 14 et 15 ans ont été les victimes,
ainsi que trois enseignants. L’adolescent a, ensuite, quitté l’école,
pris la fuite à bord d’une voiture et, durant sa brève cavale tué trois
autres passants. Le jeune tueur s'est finalement suicidé après avoir
été retrouvé par la police à une quarantaine de kilomètres des lieux du
drame. Deux policiers ont été grièvement blessés.
L’auteur de
la fusillade s’était procuré probablement son arme, ainsi que de
nombreuses munitions, chez ses parents, son père disposant légalement
de différentes armes à son domicile.
Le jeune homme s’est donc
rendu, ce matin à 9h30 heures locales, vêtu d’un uniforme noir, dans
son ancienne école où il a tiré autour de lui sans distinction. Ce qui
ne permet pas forcément de parler d’une revanche ciblée.
Cette
fusillade rappelle en tout cas une autre tragédie, celle d’Erfurt, dans
l’est de l’Allemagne où un jeune avait tué, en avril 2002, 16 élèves
d’un lycée avant de se suicider.