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Les pays de la CEMAC traînent les pieds en matière d'intégration sous-régionale |
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02-03-2009 |
 Le président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale
(BDEAC), Anicet Georges Dologuélé, dénonce le déficit de la sous-région
dans le développement des infrastructures de transports. Le président
de la BDEAC a rappelé le 26 février à Brazzaville, à l’ouverture du
forum sur les transports et la logistique en Afrique Centrale, que ces
lourdes failles de l’intégration régionale constituaient un sérieux
frein à la croissance et au développement économique et social de la
sous-région.
L’ouverture du forum sur les transports et la logistique en Afrique
centrale le 26 février dernier à Brazzaville, au Congo, a donné au
président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale
(BDEAC), Anicet Georges Dologuélé, de dénoncer les faiblesses du
processus d’intégration sous-régionale en Afrique centrale, notamment
sur le volet des infrastructures de transports.
Monsieur Dologuélé a déclaré que la sous-région d'Afrique centrale
serait la plus enclavée et la moins dotée en infrastructures de
transports terrestres à travers le monde.
«L'Afrique centrale sur l'étendue de ses 3,2 millions de km² que couvre
la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) est
la sous-région du monde la moins dotée notamment en infrastructures de
transport terrestre avec quelque 8.182 km de routes bitumées en 2003»,
a affirmé le président de le BDEAC.
La carence des voies de communication représente un sérieux frein au
développement économique et social de la sous région et à la
croissance.
«Le transport d'un conteneur de marchandises sur la liaison Douala
(Cameroun) - N'Djamena (Tchad) coûte six fois plus cher qu'entre
Shangaï et Douala et dure deux fois plus longtemps : 60 jours sur le
continent contre 30 jours seulement en mer», a expliqué Anicet Georges
Dologuélé.
«Comparé au reste de l'Afrique, on constate que le transport
conteneurisé coûte 3,1 fois plus cher sur le corridor Douala-N'Djamena
(4,21 dollars/km) que sur celui de Maputo-Johannesburg (1,38
dollar/km)», a martelé le président de la BDEAC.
Quatre des six Etats de la CEMAC disposent d'une façade maritime et
tous sont également producteurs du pétrole, mais cela ne permet
toujours pas de financer efficacement les projets d'intégration
sous-régionale.
Malgré son quatrième rang de producteur de l'or noir en Afrique
subsaharienne, le Congo ne dispose par exemple que de moins de 2.000
kilomètres de routes asphaltées.
Organisé par la BDEAC en partenariat avec le Forum francophone des
affaires (FFA) et l’Organisation internationale de la Francophonie, ce
forum de deux jours était destiné à faire l’état de lieux des
infrastructures terrestres dans la sous-région.
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