L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Le Cameroun,le Centrafrique et le Tchad s'allient pour un projet commun de riziculture
Ecrit par MBOG/mn/APA
05-03-2009
Un projet sous régional visant la modernisation de la culture du riz
au Cameroun, en Centrafrique et au Tchad vient de voir le jour à
l’initiative de l’Association pour le développement de l’agriculture en
Afrique centrale (ADAC), avec le concours technique de l’Institut de
recherche agronomique pour le développement (IRAD), a appris APA
mercredi de source officielle.
Le projet qui
se trouve actuellement dans sa phase de matérialisation au Cameroun
avant d’être étendu dans les pays voisins, bénéficie d’un appui
financier du Fonds commun des denrées, une structure de l’Organisation
des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), d’un
montant estimé à près d’un milliard de francs CFA, donc 500 millions de
francs CFA pour le Cameroun.
Connu sous le nom de la Coordination du projet
d’amélioration de la compétitivité du riz en Afrique centrale (NERICA),
cette technique permet non seulement la modernisation des techniques
culturales pour une productivité plus croissante, mais permet également
d’obtenir d’autres aliments à partir de la culture du riz.
L’approche du projet est globalisante, a précisé le
coordinateur du NERICA, Pascal Ngnebeyie, intégrant à la fois les
semences, la transformation en pâtisserie, la commercialisation, la
qualité du produit…
«Nous voulons réunir tous les partenaires qui
interviennent dans la chaîne de production dans l’optique d’améliorer
la compétitivité du riz au Cameroun en Afrique centrale », a indiqué le
coordinateur du NERICA.
Plus riche en protéines, le nouveau riz a également
l’avantage pour ce qui est des cycles de production, ce qui est un
indice non négligeable en terme de rentabilité, se félicite-t-on.
D’après les experts de l’IRAD, le riz pluvial qui
pousse comme la maïs se réalise au bout de cinq mois, alors que le
nouveau riz, a besoin de trois mois et demi au plus, faisant gagner à
peu près, deux mois dans un cycle cultural.