L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Cameroun: le pays veut transformer 15 à 30 % de ses produits miniers dès 2009
Ecrit par apanews.net
24-11-2008
Le Cameroun entend transformer sur place dès l’année prochaine, entre 15 pour cent et 30 pour cent des produits miniers contre 8 pour cent actuellement, a appris APA auprès du ministère de l’Industrie, des mines et des nouvelles technologies.
Les nouvelles dispositions applicables dès le prochain exercice budgétaire, ont pour objectif de booster le développement industriel et économique du pays, conformément à la nouvelle loi d’investissement et d’orientation économique a précisé John Calistus, le secrétaire d’Etat au ministère de l’Industrie et des Mines.
D’après des études, la quantité de bauxite vendue sur le marché international à l’état brut d’une valeur de 30 dollars par exemple, reviendrait à 300 dollars si le produit était transformé localement.
Un avantage « indéniable » pour l’économie du pays soutient le gouvernement, « puisque la valeur du produit se multiplierait par dix, ce qui donne un aperçu du gain engrangé par le Cameroun en mettant un accent sur la transformation locale des produits miniers et industriels », a-t-il souligné.
Dans le cadre des festivités marquant la Journée de l’industrialisation de l’Afrique, le gouvernement camerounais a également rassuré qu’un statut juridique favorable à la réalisation de ce projet était déjà aménagé.
Un aménagement qui intervient au moment où le gouvernement annonce à partir de 2009, la lancement des grands projets structurants, entre autres, l’exploitation de l’or et de la bauxite, la construction des barrages hydroélectriques, l’exploration des nouveaux puits pétroliers, l’augmentation de la production d’aluminium, l’exploitation du gaz…
Des investissements qui devraient mobiliser quelque 4 000 milliards de francs CFA et généreront des milliers d’emplois, ce qui renforcera la compétitivité du tissu industriel national.
Le représentant de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI), a insisté sur le renforcement du cadre juridique, l’amélioration du cadre fiscal et le développement des infrastructures de communication pour attirer des investisseurs étrangers ;
Selon lui, le développement du continent africain passe par l’appropriation technologique des Etats, car le faible niveau de transformation des produits locaux constitue un facteur limitant pour l’essor économique de l’Afrique.