L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Cameroun: la morosité affecte l'économie nationale
Ecrit par apanews.net
21-11-2008
L’économie camerounaise est restée morose au deuxième trimestre de l’année en cours, en dépit du retour progressif à la confiance, selon une note de conjoncture publiée vendredi par le Comité monétaire et financier national.
Ainsi, l’on a observé le retour des tensions inflationnistes, avec une progression des prix de l’ordre de 5,1 pour cent par rapport au premier semestre 2008, contre 3,1 pour cent au deuxième semestre 2007.
Sur le plan monétaire à fin août, on relève une appréciation (28,8 pour cent) des avoirs extérieurs nets en rapport avec la flambée sur le marché international des cours du pétrole brut, premier produit d’exportation du pays.
Dans le même temps, il a été noté une progression du taux de couverture de la monnaie, mais également une chute de la position au Compte des opérations du fait de l’augmentation de la part des avoirs extérieurs gérés par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
S’agissant du secteur secondaire, le Comité monétaire a enregistré une expansion du secteur agroindustriel, mais aussi un recul des industries chimiques.
Selon les projections de la BEAC datant d’avril dernier, l’économie camerounaise devrait enregistrer en 2008 une hausse du produit intérieur brut (PIB) en termes réels de 4,8 pour cent, et un accroissement du revenu réel par habitant de 2,2 pour cent, après une quasi-stagnation (0,2 pour cent) en 2007.
Pour 2009, le gouvernement table pour sa part sur un taux de croissance du PIB réel de 4 pour cent et un taux d’inflation de 3 pour cent en moyenne annuelle.