L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Le directeur général de la société camerounaise des dépôts
pétroliers (SCDP) Jean Baptiste Nguini Effa doit verser 955 millions de
FCFA (1,7 millions d'euros) à l'Etat pour faute de gestion au sein de
la société, conformément à une décision prise par le Contrôle supérieur
de l'Etat.
Le directeur général de la SCDP est accusé de l'attribution de
marchés et la signature de contrats sans appel à la concurrence, le
payement en espèce de fournisseurs au lieu de la procédure du virement
bancaire, l'octroi de salaires sans base légale portant sur des
considérations subjectives, la négligence dans le suivi de contentieux
concernant la société, l'engagement des dépenses sans pièces
justificatives, l'utilisation des fonds de la société à des fins
personnelles, des payements accordés aux entreprises sans exécution des
prestations, etc.
Cette opération rentre dans le cadre de "l'opération épervier" ou
mains propres lancée en 2004 par le président camerounais Paul Biya,
laquelle a déjà fait emprisonner de hauts commis de l'Etat.
En février, le même Conseil a demandé à l'ancien directeur général
de la radio et télévision nationale (Crtv) Gervais Mendo Ze de payer
près de 3 milliards de FCFA (5,3 millions d'euros) à l'Etat, pour faute
de gestion.