L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Royaume-Uni : le ministère de l'intérieur décide d'expulser 3000 déténus africains
Ecrit par Charles Atangana
23-06-2008
Jacqui Smith, la ministre britannique de l’Intérieur
Jacqui Smith, la ministre britannique de l’IntérieurLe gouvernement travailliste de la Grande Bretagne envisage d’expulser près de 3000 prisonniers africains, une décision soutenue par l’opposition conservatrice, mais critiquée par les organisations de défense des droits de l’homme et des réfugiés. Argument avancé : les prisonniers étrangers coûteraient environ 37 millions d’euro chaque année. Une situation qualifiée d’inadmissible par les conservateurs.
Dans un rapport publié la semaine dernière par une commission indépendante, les étrangers représentent 10 % de la population carcérale et entre 2003 et 2007 leur nombre a triplé. Ces prisonniers iraient, ainsi, purger leurs peines dans leurs pays d’origine. Près de 3.000 Africains seraient dans l’attente de leur expulsion. Une situation que l’opposition travailliste exploite dans la perspective de prochaines élections générales. Ainsi, d’après le conservateur Bill Aitken « de paisibles citoyens et honnêtes gens du pays ont été exposés aux potentiels criminels à cause de l’incapacité des travaillistes de trouver une solution pour résoudre cet épineux problème de la surpopulation des prisons et de la sécurité des citoyens ». Et de soutenir que « la politique d’immigration sous les travaillistes est un désastre ». « Des propos sans fondement » selon le gouvernement qui souligne que des efforts sont faits à travers les agences chargées du transfert des prisonniers vers leurs pays d’origine avec pour l’Afrique en tête de liste : le Nigeria, le Ghana, le Liberia, la RDC, le Cameroun, la Cote d`Ivoire, la Somalie et le Soudan.
L’année dernière, ce sont 4500 prisonniers qui avaient été renvoyés chez eux, selon la ministre de l’intérieur Jacqui Smith.