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Pensée du Jour

L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie.
Honoré FOIMOUKOM





Parténaires




Parole à un révolutionnaire panafricaniste et afrocentriste: Senfo Tonkam Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Princesse Tapchom   
04-08-2008
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Senfo Tonkam
A la tête du parlement estudiantin, il a fait trembler le régime Biya au cours des années 1990. Aujourd’hui, depuis son exil allemand, Senfo Tonkam revient sur le combat de sa vie pour la démocratie en Afrique. Interview réalisée en Mars 2008 par le magazine Matalana.

Réfugié en Allemagne depuis bientôt quinze ans, Senfo Tonkam continue de mener le « combat ».Cet homme d’une quarantaine d’années, que ni le temps ni les circonstances n’ont fait fléchir, est resté, de part sa verve, ses idées et ses actions, le même leader charismatique que le Cameroun a tant admiré.Tout jeune, élevé à l’école catholique d’Ambato, dans le sud du pays, il se consacre déjà au travail humanitaire au sein du groupe « Cœur vaillant » que dirige alors sa sœur Paola. Il y développe le goût du dévouement pour les autres au travers d’oeuvres, de charité et des rôles principaux dans des pièces de théâtre qui mettent, pour la plupart, en exergue le sens de la responsabilité. Senfo Tonkam est également exacerbé par les abus de pouvoir, les injustices dans un environnement provincial, où les enfants des autorités se croient tout permis et recourent aux pouvoirs de leurs parents pour résoudre des altercations qui auraient pu rester anodines. « Issu d’une famille paysanne, dit-il, je ne disposais pas à l’époque d’atouts pour protester contre ces abus, je ne faisais que ruminer. »

En 1980, son frère aîné, Fotso Deffo est assassiné par un commissaire de police à Douala. Une tragédie qui va accroître la révolte, la soif de la justice, chez ce jeune homme alors âgé dé 13 ans « D’autant plus que la justice n’a’ jamais fait son travail. Les mobiles du crime n’ont jamais été connus et son commanditaire, pourtant condamné par un juge, n’a jamais purgé sa peine. »

Sa première expérience de gréviste se déroule à Libreville, au Gabon, où il s’est rendu pour étudier, après une année blanche, en 1982, durant laquelle il est resté pendant plus de six mois au chevet de son père malade. Les élèves du Lycée technique de Libreville revendiquent de meilleures infrastructures. D’autres établissements suivent. La grève se généralise dans la ville.

En tant qu’élève étranger, Senfo Tonkam n’est pas autorisé à « grever », mais son charisme impressionne les jeunes leaders du mouvement qui font appel à lui. « La grève avait été un succès puisque le gouvernement gabonais avait fini par prendre en compte les revendications. C’était une expérience émouvante pour moi. »

Senfo Tonkam vient en fait de franchir un cap qu’il avait tant attendu depuis son jeune âge : « faire plus que pleurer, agir, lutter pour revendiquer des droits, articuler les ruminations, influencer le cours des choses dans une société » .

A son retour du Gabon, en 1983, nanti de son baccalauréat à l’âge de 16 ans, il s’inscrit à l’université de Yaoundé où, après l’obtention de sa licence et de sa maîtrise en philosophie, en 1987, il ne peut, ainsi que ses promotionnaires, continuer en cycle doctoral pour des raisons inconnues. Après trois ans de « chômage », il est enfin admis en cycle doctoral en 1990, non pour en sortir avec une thèse de doctorat, mais plutôt avec un avis d’exclusion de l’institution.

Matalana : Vous avez été le président du "Parlement estudiantin", un mouvement de lutte et de revendications dans les années 1990, au Cameroun. Etait-ce un détonateur révolutionnaire ?

Senfo Tonkam : Il s’agissait plutôt de luttes pour imposer des réformes politiques, sociales, économiques, dont les objectifs étaient la démocratisation de la vie publique, l’alternance politique, la bonne gouvernance, le respect des droits humains et des libertés fondamentales, la justice sociale, etc. Cela, sans recours à des méthodes radicales typiques propres aux révolutions. C’est par le dialogue, la concertation et la réconciliation que nous voulions atteindre ces objectifs. Dans ce sens, la méthode qui était propagée et défendue par tous les mou- vements démocratiques africains était celle des Conférences nationales souveraines. Le principe fondamental était de ménager les régimes au pouvoir, en espérant ainsi les convaincre d’être raisonnables et d’accepter les règles du jeu démocratique pour, ensemble, reconstruire le pays. C’était justement cela, la faiblesse de nos mouvements et, comme la suite l’a prouvée, ce ne sont pas avec ces réformettes que nous changerons et reconstruirons l’Afrique, mais seulement avec de véritables révolu- tions, comme celles qu’avaient envisagées et commencées nos ancêtres.

Depuis votre exil en Allemagne, votre mutisme dans le paysage sociopolitique au Cameroun laisse croire à certains que, pour vous, la lutte est terminée et les objectifs accomplis.

Senfo Tonkam
:Non, je n’ai jamais pensé que la lutte était terminée et les objectifs accomplis car ils ne le sont pas. Au contraire, nous sommes encore très loin des objectifs de notre lutte et j’en suis le premier conscient. C’est pour- quoi je continue de me battre avec plus d’engagement et de détermination encore qu’avant.

Comme panafricaniste et afrocentriste, je n’ai qu’un seul pays, l’Afrique, point final. Donc, pour moi, l’endroit où je suis né et que les colons ont mal nommé « Cameroun » n’est pas un « pays », mais simple- ment une province artificielle et provisoire de l’Afrique continentale. Je ne paie aucune allégeance à ces territoires qui résultent du viol de notre « matrie ». Ma loyauté va à l’Afrique, un point c’est tout. Et c’est dans ce cadre panafricain que s’inscrit et se déroule ma lutte.

Cela dit, je reconnais que je me suis abstenu ces dernières années de faire des commentaires publics sur la politique africaine camerounaise. C’est parce que j’ai de fortes divergences de vue avec les mouvements, organisations, leaders et militants prodémocratiques là-bas.

Néanmoins, il ne serait pas bon de les exposer devant un public qui réclame l’unité de l’opposition comme condition pour faire partir Biya. Et comme, malgré nos divergences de vue, j’ai beaucoup d’amitié, de respect et d’admiration pour ces camarades de lutte, je ne peux pas me permettre de les critiquer comme cela en public. Cela serait mal perçu et mal compris par les masses et sûrement bien utilisé par ce régime manipulateur pour diviser et affaiblir davantage les forces du changement. En tant que combattant de la liberté, je pense que la moindre des choses que mon peuple est en droit d’attendre de moi, c’est un minimum de discipline révolutionnaire et non un one man show.

L’exil est en général une expérience désagréable et douloureuse pour ceux qui y sont contraints...

Senfo Tonkam :Mes camarades et moi avons été contraints à l’exil, en 1993, par le régime de Biya. Je me suis retrouvé en Allemagne comme protégé et boursier de la Fondation de Hambourg pour les persécutés politiques. Entre-temps, j’ai obtenu l’asile politique ; je survis donc ici comme réfugié politique. C’est vrai que ce n’est pas facile d’être obligé de quitter son milieu, sa famille, les gens qu’on aime, les lieux auxquels on est si habitué, sans savoir quand et si on les reverra jamais.

C’est encore plus difficile quand vous vous retrouvez dans un endroit comme l’Europe. En effet, ici, contrairement au mythe, nous subissons les insultes, les agressions. On nous refuse le travail, le logement, les services minimums ; on nous criminalise et nous diabolise, on nous emprisonne. Dans les médias, à l’école, à l’université, n’importe qui se fait passer pour de soi-disant « expert de l’Afrique » et passe tout le temps à raconter les pires mensonges et les choses les plus horribles et dégradantes sur l’Afrique. Et quand tu te lèves et décides de lutter contre le racisme et pour les droits, l’intégration et la dignité des Noirs ici et la libération de l’Afrique, l’establishment trouve que tu es « ingrat » et « radical ».

Que dites-vous de ceux de vos anciens et/ ou actuels compagnons de lutte et autres admirateurs et soutiens, qui pensent que vous avez perdu de votre superbe en matière de leadership, qui, en d’autres termes dénoncent un manque de capitalisation de votre expérience de leader estudiantin ?

Senfo Tonkam :Je doute fort que ceux que vous évoquez-la comptent parmi mes « admirateurs » ou « soutiens ». Ceux et celles qui me connaissent bien savent que, quand je dirigeai le mouvement estudiantin africain camerounais, il n’y avait pas de « superbe » dans mon leadership. Au contraire, j’étais et je suis toujours un brother simple, ouvert, les pieds sur terre, se préoccupant toujours de la sécurité et du bien-être de mes camarades, de la masse des étudiants et scolaires qui combattaient avec nous, avant les miens propres. Quand les exigences sécuritaires le permettaient, il était toujours possible et facile à n’importe quel étudiant ou scolaire de me rencontrer. Et quand il fallait aller au front, j’étais toujours le premier à prendre le risque. Ceux et celles de mes anciens camarades qui sont restés honnêtes vous le confirmeront : je n’étais pas comme certains qui se cachaient ou restaient à l’arrière-plan pendant que leurs camarades encaissaient les coups et se sacrifiaient.

Une enquête dans les milieux politiques camerounais nous a révélé qu’au moment ou vous dirigiez le Parlement estudiantin, vous vous étiez mis à dos non seulement le régime au pouvoir, mais aussi de nombreux lobbies et groupes d’intérêt, dont certains proches de ou dans l’opposition avec qui vous étiez pourtant allié.

Senfo Tonkam :(Longue hésitation) Je ne réponds à cette question que parce que j’espère que ça pourra aider la jeunesse africaine à ne pas être naïve dans la gestion et la poursuite de sa lutte. Le Parlement estudiantin était connu pour être une organisation de combattants intrépides, déterminés, qui luttaient sans calcul sans peur ni reproche, incorrup- tibles et indépendants. C’est ainsi que, avec l’aide des autres camarades dirigeants auxquels je rends ici un hommage appuyé, j’avais toujours réussi à préserver l’unité du Parlement estudiantin, à le maintenir et conforter dans sa vocation nationaliste et sa vision panafricaniste, à le placer au-dessus des partis et préserver son indépendance par rapport aux lobbies plus ou moins progressistes qui étaient proches ou faisaient partie de l’opposition. Je dois reconnaître que pour la plupart, ces groupes d’intérêt ont bien respecté notre volonté d’indépendance et n’ont jamais tenté de récupérer, contrôler et manipuler le mouvement estudiantin.

En fait, c’est sur instigation de certains de ces camarades opportunistes et réactionnaires - qui racontent n’importe quoi sur moi que certains de ces lobbies ont malencontreusement franchi la ligne rouge. Nous les avons poliment, mais fermement remis à leur place. Eux-mêmes ne savaient pas que ces camarades étaient en fait des agents doubles manipulés par le pouvoir pour semer la zizanie au sein du Parlement estudiantin et entre les groupes composant l’opposition. Nous avons réussi à empêcher ces traîtres de nuire. Démasqués et confits, ils sont allés raconter que j’étais un ennemi déclaré des groupes sociaux que ces lobbies représentaient. Mais comme je ne devais des comptes qu’au Parlement estudiantin et à personne d’autre, je n’ai pas à m’expliquer et à me justifier devant ces groupes sociaux et autres organisations membres de l’opposition. Enfin, s’il y a des gens et groupes au sein de l’opposition qui se seraient réjouis de mon départ en exil, ça ne peut être que des sous-marins et autres agents du régime, infiltrés dans les rangs de l’opposition comme il y en avait hélas beaucoup trop au Cameroun à l’époque.

Tout le monde se souvient encore des circonstances de votre deuxième arrestation par les services secrets camerounais. C’était en novembre 1991 au sortir d’une réunion houleuse de la coordination des partis d’opposition et des associations au cours de là- quelle celle-ci devait décider si elle devait accepter la proposition du gouvernement de participer à la Conférence tripartite entre l’opposition, le gouvernement et la société civile. Vous étiez le seul à refuser cette possibilité de dialogue et à persister au maintien des opérations « villes mortes » [NDLR :grève générale dans tout le pays].

Senfo Tonkam :(Enervé) Je n’étais pas à l’époque et je ne suis toujours pas un soi- disant « radical ». J’étais et je suis resté un révolutionnaire. Quant à vos opposants, ils ont accepté de soi disant « dialoguer » avec le régime et sont allés à la Tripartite. Qu’en est-il ressorti, alors que le régime était aux abois. Vous souvenez-vous du dernier dis- cours de Biya nous suppliant d’arrêter le « villes mortes » et invitant l’opposition de venir « discuter » avec lui ? Il était fini, perdu. Mais au lieu de ça, l’opposition est tombée dans son piège. Conséquence : le régime Biya est toujours au pouvoir seize ans après et pire encore, le peuple, déçu, a tellement perdu la confiance dans l’opposition que depuis cette époque, il est difficile de mobiliser et faire sortir les masses dans les rues aussi massivement qu’avant. Mais, je connais bien le peuple africain camerounais. Je sais que pour lui, tout ça n’est que partie remise. Biya et ses Occidentaux ne doivent pas se réjouir trop vite : la lutte continue et « fait-quoi, fait-quoi », nous vaincrons.

Quels rapports entretenez-vous avec les leaders politiques camerounais et africains ?

Senfo Tonkam :Cela varie. Avec les faux opposants, qui sont en fait les sous-marins du régime Biya et des autres régimes néocoloniaux sur le continent et dans la diaspora, aucun. Quant aux vrais opposants, avec certains, j’ai des rapports étroits et nous sommes en contacts plus ou moins réguliers. Avec d’autres, les rapports sont presque inexistants, mais toujours cor- diaux, respectueux, au mieux amicaux, au pire neutres, mais jamais conflictuels. Le soutien que je leur apporte consiste souvent à aider leurs militants en exil à organiser des conférences et manifestations en Allemagne, et à y participer comme intervenant, modérateur ou simple participant, ou encore à signer et faire signer leurs pétitions. Mais vous comprendrez que je ne puisse pas vous donner des noms, de peur d’exposer et mettre en danger des camarades de lutte qui ont déjà suffisamment de problèmes comme ça pour survivre et mener leurs activités dans un contexte totalement miné par les régimes corrompus et crapuleux qui ensanglantent l’Afrique et affament nos peuples.

Vous avez été emprisonné deux fois, torturé et victime de tentatives d’assassinats lorsque vous dirigiez le mouvement estudiantin au Cameroun. Parlez-nous de vos confronta- tions avec Jean Fochivé, qui, en tant que chef de la police politique et des services secrets à l’époque, était le maître d’oeuvre de la répression des étudiants et du mouvement démocratique. Dans son livre mémoires, il dit que vous n’étiez pas un simple leader étudiant, mais un véritable terroriste.

Senfo Tonkam :D’abord, je ne vois pas pourquoi je pardonnerais à Fochivé de m’avoir persécuté, presque tué, d’avoir fait couler le sang de mes camarades. D’autant que bien longtemps avant nous, il a participé comme marionnette des intérêts français au massacre des leaders historiques de la lutte d’indépendance du Cameroun et des populations civiles à travers le pays. Nous a-t-il lui-même demandé pardon ? A-t-il demandé pardon à l’âme et à la famille des Um Nyobe, Moumié, Ouandié, Osende Afana, Taku Eric et tous ceux et toutes celles que ses mains ont torturé et éliminé ? Pourquoi devrais-je être, moi, clément avec lui ? Non, pas du tout. Quant au fait qu’il m’ait traité de « terroriste », je m’en fous complètement, car je ne permets pas aux oppresseurs de me définir. Un valet du néocolonialisme comme lui et ses maîtres occidentaux n’ont aucune compétence morale pour nous catégoriser et nous juger. Mais il est clair que, hier comme aujourd’hui, il n’y a aucune raison d’en rire. En effet, qualifier de « terroristes » des jeunes qui ne revendiquent que leurs droits humains de façon pacifique et constructive révèle la perversité d’un régime et de fonctionnaires qui sont tellement dévoués à la défense des intérêts de leurs maîtres étrangers qu’ils n’hésitent pas à criminaliser et diaboliser la jeunesse de l’Afrique pour ainsi justifier notre massacre et le génocide de notre peuple.

Propos recueillis par Princesse Tapchom

Cameroun : les années chaudes

(Nous sommes en 1992. Le Parlement des étudiants camerounais, précurseur de la « révolution » au Cameroun et dirigé par Senfo Tonkam, donne des sueurs froides au régime Biya qui ne ménage aucun effort pour le réprimer. Après les élections d’octobre, une campagne « ville mortes » paralyse la vie économique pendant six mois. La « libéralisation » est aussi et surtout marquée par des mouvements de grève sur le campus de l’université de Yaoundé, où un groupe déjeunes étudiants parmi lesquels Senfo Tonkam, Nyobe, Tene Sop, Chuam, Fadimatou, Talla Chorentin, décident de se syndiquer pour exprimer les doléances des étudiants camerounais au sein du Parlement des étudiants. Malgré la répression du gouvernement, le Parlement n’entend pas arrêter la lutte à mi-parcours. Notamment avec la création d’une milice, l’Autodéfense, formée par le professeur Jean Messi, « loyal »serviteur du président Paul Biya, pour démanteler le Parlement des étudiants, et l’intervention de la police et des autres forces de l’ordre. A Ngoa-Ekelle, le fief estudiantin, les esprits s’échauffent, les antagonismes sont à vifs. Tous les regroupements sont filtrés, traqués. Les hommes en tenue tuent, violent, torturent et pillent. La chasse aux « sorciers parlementai- res » et leurs alliés est lancée. La psychose en- vahit tous les étudiants qui désertent leurs résidences pour se réfugier en famille, chez des amis, loin de la zone universitaire. De malheureux innocents ramassent des balles perdues au passage. D’autres, ciblés, trépassent. Le bilan of- ficiel de toutes ces victimes ? « Zéro », comme l’annonce à la télévision nationale, pince-sans rire, le ministre de la Communication de l’épo- que, Augustin Kontchou Kouomegni, surnommé depuis « Zéro mort ». C’est ainsi qu’en 1991, Senfo Tonkam, le prési-dent du Parlement et tous ses camarades sont définitivement radiés de toutes les universités du Cameroun et prennent le chemin de l’exil, alors qu’une réforme universitaire va suivre.)

source: africamaat.com
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