L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Inde: horrible scène de racisme anti-noir dans un pays présenté en occident comme une démocratie
Ecrit par Ranuko rashidi
01-04-2009
Nous déconseillons aux âmes sensibles de cliquer sur le lien vidéo à la fin de l’article en raison de la violence des images
la vidéo en dessous est très violente. Ne pas l’actionner si vous ne vous sentez pas de taille ou capable de voir des hommes mourir devant vos yeux. Ce n’est surtout pas du cinéma. Tournée à Guwahati, la capitale de l'Etat de l'Assam, devant des policiers inertes, la population civile lynche les pauvres aborigènes en toute impunité. Selon Renoko Rashida, c’est même un rite et, avant la mise en place de cette tuerie, les épouses des Adivasis avaient auparavant été violées. Il y a même une femme qui tente de s’échapper, toute nue, certainement après un viol collectif. Vous avez dit civilisation ? Laquelle ?
Dans tous Les pays de la planète, semble-t-il, le noir est toujours relégué au second plan. Même dans ceux supposés être leur patrie, notamment en Afrique. Il y a un refus généralisé de cette couleur de peau, nul ne sait vraiment pourquoi. C’est le cas flagrant des aborigènes indiens dont un chercheur a rapporté des images étonnantes, détonantes et folles. Cet homme est Runoko Rashidi.
Runoko Rashidi est américain. Célèbre historien, écrivain et conférencier international, il a parcouru toute l’Asie en globe-trotter qu’il est à la recherche des africains noirs d’Asie. Histoire ancienne de ces noirs-là, de tous temps discriminés. Ses travaux sont considérés comme des éléments probants de l’implantation millénaire des africains en Asie. Il est un vrai pionnier.
C’est ainsi qu’il a pu dénombrer en Asie du Sud, une population noire s'élevant à environ 300 millions d’âmes. Il nous fait découvrir les dalits (les intouchables) en Inde, en démontrant qu’ils sont en fait d’origine africaine. Or, tout le monde s’est toujours cantonner à parler de la société indienne faite de castes, sans toutefois indiquer que la plupart des intouchables sont des noirs. Ce sont des aborigènes émancipés qui se sont installés dans des agglomérations près des grandes villes. Ces derniers sont nommés Adivasis
Les autres Adivasis, comme leurs cousins aborigènes d’Australie, sont restés loin des cités, préférant être dans leurs villages et/ou réserves. Ce peuple constitue une grande minorité de la population indienne et par conséquent, devrait bénéficier de la protection des autorités. Officiellement reconnus par la Constitution indienne comme "tribus", ils sont souvent inclus de facto pourtant, dans les «castes», surtout dans la catégorie la plus basse. Cette hiérarchisation de la société et ce classement minent l’émancipation de ces derniers. Les promesses des avantages qu’ils doivent en principe bénéficier en vertu du principe de la discrimination positive sont inexistants. Les autres Indiens n’hésitent donc pas à les considérer comme des autochtones primitifs, des sauvages voir des animaux.
Les « sauvages » donc, sans cache-sexe, pieds nus certes, accompagnés de leurs épouses, enfants et amis, se sont déplacés en ville pour faire valoir leurs droits. Manque de pot. D’abord, les autorités ont refusé de les recevoir. Ensuite, ces derniers ont décidé de les offrir en sacrifice, à la vindicte populaire, à une population avide de sensations fortes et morbides. Lâchés, face à une populace assoifées de haine, les proies faciles -les Adivasis-, se sont retrouvés en face de sauvages, ceux-là, des vrais, dont l’odeur du sang est jubilatoire. "Ils" vous parleront du Darfour ou du Tibet, parce que les chinois y sont mais, jamais de l'Inde qui bafoue les droits humains, parce que leurs intérêts y sont considérables.