topleft
topright

Pensée du Jour

L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie.
Honoré FOIMOUKOM





Parténaires




Belgique: le traitement inhumain des populations noires continue dans l'indifférence générale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par LEONARDON Philippe   
13-08-2008
ImageLe 26 avril dernier je voyage sur le vol SN351 au départ de BRUSSEL pour la destination de DOUALA au CAMEROUN. Je me trouve en classe Economique de l’embarquement B6 à 10h. Je prends place dans l'appareil airbus A330 de la compagnie BRUSSELS AIRLINES siège G42 je mets ma ceinture de sécurité en attendant le décollage. Jusque là tout se passe normalement jusqu’au moment où je constate que l'embarquement prend du retard. Etant assis dans le compartiment arrière de l’avion, j'entends des cris, ce qui me surprend dans un premier temps.

Je n’y prête pas plus d’attention car je suis plus préoccupé par le retard, surtout que j’étais attendu à Douala pour la suite de mon séjour. Brusquement les gens se lèvent dans l'appareil, quittent leurs places et manifestent leur mécontentement vis-à-vis de ce qu’ils venaient d’assister dans l’avion. Ils dénoncent avec une grande ferveur ce qui ce passe à l'arrière de l'appareil. Au bout de quelques minutes tout le monde à l'arrière de l'appareil se retrouve debout en demandant que ça s'arrête. A ce moment là je prends conscience que la situation s'aggrave et que l'on est face à une perte de contrôle. Je détache ma ceinture de sécurité, me lève et me retourne, sans quitter mon siège. C’est en ce moment que je constate de façon stupéfaite le spectacle qui se déroule sous mes yeux.

Trois personnes en tenues civiles sont en train d’immobiliser une personne de couleur avec une grande violence. A ma gauche dans le couloir interne de l’avion, une femme tente de calmer les esprits. Une autre personne qui avait un brassard de couleur rouge essaie lui aussi de calmer tout le monde dans le second couloir de la carlingue. Il y avait plusieurs autres personnes près de la porte arrière qui rendaient toute évacuation de l'appareil impossible. Ce fût la confusion totale dans l'avion.

Il y avait un homme de couleur maintenue par trois personnes, cet homme criait et se débattait. Tous les passagers étaient debout dans l’appareil. Ils étaient tous en majorités d’origine africaine. Une femme et l'homme au brassard ont demandé à tous de retourner à leur place et que ce n'était qu’une simple procédure d'expulsion. Ils nous ont également dit de ne pas nous inquiéter et que tout allait bien se passer. Dans cette confusion, les passagers ont réclamé le commandant de bord qui est intervenue et qui s'est entretenu avec l'homme au brassard.

Je ne suis pas en mesure de donner le contenu de la conversation entre le commandant de bord et l’homme au brassard. Comment se fait il que le commandant n'a pas parlé aux voyageurs? C'est lui le responsable à bord. Une simple diffusion au micro de l'appareil suffisait pour expliquer la situation. Pourquoi il ne l’a pas fait? Non il a tournée le dos à l'homme au brassard en levant le bras droit puis, s’en est allé vers l'avant de l'appareil. Voyant ainsi la situation devenue de plus en plus critique, j’ai dit qu'il était impossible de voyager dans ces conditions, avis partagés par d’autres voyageurs. Constatant que la situation était devenue incontrôlable sans oublier le retard qui était devenu grandissant, j'ai donc demandé tout comme les autres passagers que l'on évacue cette personne, ou encore que les passagers soient remis sur un autre vol.

C’était devenu insupportable dans l’avion car la tension y régnait chez les passagers. Certains ont fait des photos de la situation. Ce qui n’a pas plu à ceux qui se disaient être de la police (je n'ai à aucun moment vu leurs cartes et en plus, ils étaient tous en civil. Il n’y avait qu’un seul parmi eux qui portait un brassard sans inscription avec un logo à peine visible). Ils étaient tous en colère quand ils ont constaté que toutes les scènes étaient prises avec des appareils photos. L'homme au brassard quant à lui a changé d'attitude, est devenu pâle, un peu paniqué et avait un regard dispersé. Il avait ainsi perdu son sang froid. Moi je lui ai dit que s’il n’avait rien à se reprocher, en quoi cela gênerait que les gens prennent des photos de cette situation. En ce moment là je ne savais toujours pas à qui j'avais à faire (moi je n'ai pris aucune photo je n'avais pas la possibilité de prendre mon appareil, car j'étais toujours à ma place mais debout).

Ils ont évacué le ressortissant africain de l'appareil en lui infligeant des coups. Après cela, le calme est revenu dans d'avion. Quelques instants après, le monsieur au brassard m’a montré ainsi qu’à d’autres passager son brassard tout en nous disant qu’il est de la police. Je me rappelle m'être retourné et me suis assis puis bouclé ma ceinture. Quelques personnes encore sous le choc parlaient de ce qui venait de se passer à bord de l'avion, mais rien à voir avec la situation quelques minutes avant. Et là j’ai fais abstraction de ce qui m'entoure pour me concentrer. J’étais inquiet du retard car, étant attendu à DOUALA pour GAROUA ma destination finale.

Quelques minutes se passent et la personne avec le brassard me demande de me lever sans se présenter sans me notifier les raisons. Là, je m'exécute car la situation est redevenue normale. Je ne constate aucune tension en lui. Je lui demande si je dois prendre mes affaires. Il a accepté et j’ai récupéré mes affaires qui se trouvaient dans le coffre. Il m’a invité à quitter l’avion

Jusque là, je n’ai rien à me reprocher car je n'ai rien fait de plus que les autres passagers. Ils m’ont ainsi invité à prendre place dans un véhicule vitré. J’ai dit à ces derniers que j'ai eu peur de ce que je venais de vivre dans l’avion, car l’ambiance était très tendue. Nous avons bien échangés car cette fois, ce sont des policiers en tenue qui sont mes nouveaux interlocuteurs
Image
LEONARDON Philippe


J’ai également constaté qu’ils étaient en train d’évacuer deux autres personnes de couleur avec fermeté, menottes aux poings. Des policiers en tenue civile les frappaient à coups de pieds à coups de poings pour les faire monter dans un autre véhicule sans vitres.

Je me suis dit en les voyants que tout ça ne ressemble à rien. On est en Europe et on se dois de montrer l'exemple, et à ma connaissance ils n’ont rien fais de mal. C'est la dernière fois que j'ai vu la personne au brassard. Ils m'ont emmené à la police de l'aéroport avec les deux autres personnes de couleur, ils mont placé dans une pièce avec honneur et dignité sans aucune brutalité. Ce qui ne fut pas le cas avec les deux autres personnes de couleurs car, c'est à grand coup de pied et coup de poing qu’on les ménageaient. Je n’ai rien compris de cette violence car ils ne montraient pas de signe de violence. Ils avaient simplement demandé que la police arrête de les brutaliser. J’ai entendu également l'homme menotté aux poings demander aux policiers d'arrêter de le brutaliser et de le froisser car sa veste va céder. Au même moment, j’ai vu un policier lui donner des coups dans les côtes. J’ai même demandé à la femme policière si elle trouvait ça normal, elle a baissé la tête et ne m’a pas répondu.

Ils sont venu quelques temps après me libérer. Ce que j’ai refusé tout en leur disant que je ferrais une déposition sur les évènements qui se sont passés dans l'avion. Ce qui pour moi, ne cause aucun problème. J’ai relaté les faits et ils m’ont dit que je peux partir. J’ai quand même demandé pourquoi on m'a enfermé, la femme qui a pris ma déposition m’a répondu quelle n’en sais rien.

Je suis allé au comptoir de Brussels Airlines pour voir avec eux comment faire pour que je puisse prendre un autre avion pour me rendre à DOUALA. Entre temps j’ai informé mes amis du Cameroun que je risque d'avoir du retard. Au comptoir on m’a répondu qu'il n’ y a pas d'avion avant lundi. Pris de colère, je demande où se trouvent mes bagages. On me répond que mes bagages sont restés au terminal de Bruxelles. Informations erronées car mes bagages sont bien arrivés à DOUALA.

J’ai été également informé par un agent de la compagnie SN Brussels Airlines que je ne peux plus partir de Bruxelles et que la compagnie a tout annulé puisque je suis interdit pour 6 mois de tout vol sur cette compagnie. Là je me heurte à un mur, plus d'informations aucun dialogue possible ils ne veulent rien dire je ne sais pas du tout ce qu'on me reproche. Je n'ai rien fait de mal, pas plus que la centaine de passagers voir plus qui se trouvaient dans l’avion avec moi et qui ont également décrié ce qu’ils venaient de vivre. Ces derniers n’ont pas eu de problème car ils sont bien arrivés à DOUALA. Moi je dis juste que j'ai payé un vol aller et retour pour un voyage au Cameroun. Jamais on ne m’a auparavant signalé que sur cette compagnie on transporte des ressortissants expulsables et de ce fait qu'ils ont le droit de perturber des centaines de passagers qui ne demandent qu'une chose. Etre transporté en toute quiétude, en toute sécurité, paisiblement sans que l'on vienne les perturber.

A mon avis les responsables sont :

1- les politiques incapables de monter une structure décente pour le rappariement des ressortissants en infraction.
2- les forces de l'ordre qui manquent de moyens et qui imposent des situations insupportables à des centaines de voyageurs ou citoyens qui n’ont rien demandé. Quand ils disent je suis de la police ferme là! C'est ça Europe? C'est ça l'avenir?
3- la compagnie aérienne est aussi responsable, car elle a le devoir de veiller au bon déroulement du vol et à la sécurité des passagers qu’elle transporte. C'est elle qui a la responsabilité des passagers et aussi de faire évacuer le ou les éléments perturbateurs.

Dans cette affaire je n'ai vu aucune personne de la compagnie venir défendre les intérêts des voyageurs. La compagnie ma bien confirmé qu'il n’y avait personne de la compagnie Brussels Airlines. Si je devais quitter ce vol c'est donc un responsable de la compagnie qui devait le faire en me donnant les raisons de mon débarquement. Et s’il y avait eu de résistance de ma part, elle se devait de faire appel aux force de l'ordre de l'aéroport tout en en me notifiant mes droits : c’est ça c'est la procédure que de laisser une personne avec un brassard m’inviter à me lever et à descendre sans rien me dire de plus.

Le seul plaisir que l'on a c’est de pouvoir passer de bon moment avec les gens que l'on aime dans le monde entier et pour eux hélas, je le déplore qu'il leur soit si difficile de venir me voir; de venir me rendre visite en Europe. Je voyage depuis plus de vingt ans j'ai visité trente pays je suis choqué. Oui choqué de voir ce qui ce passe en Europe aux USA.

En réponse à tout ça j'ai qu'une chose à dire, la terre ne m'appartient pas elle ne vous appartient pas non plus. Alors partageons la, ensemble, c’est humain non? Je veux juste dire que la police n’a pas été à la hauteur, complètement débordée par la situation. Je déplore que de jour en jour on perde les valeurs de la vie et toute confiance vis-à-vis de nos institutions. On a de moins en moins confiance en la police ou la gendarmerie.

Le mot (répression) c'est comme le mot (colonisation) ils sont à supprimer du dictionnaire.
Mais que de belles choses sont possibles avec de la compréhension de l'écoute et du dialogue.
Je souhaite que ce mal entendu sois vite levé et que nos politiques se posent les bonnes questions afin que ce genre de situation ne se reproduise jamais.

Œuvrons pour un monde meilleur.

Je vous rappelle que l'Afrique a une longue histoire avec l'Europe et on ne doit jamais l'oublier.
Je souhaite remercier les passagers pour avoir gardé leur sans froid et à aucun moment il y a eu la moindre agression physique ou verbale une grande leçon d'humanité et de respect.

Monsieur, Madame veuillez recevoir mes salutations les plus distinguées

Ps: Je mets ma déposition faite à l'aéroport de BRUSSEL à votre disposition
Je pense que la compagnie devrait faire une enquête auprès des passages de ce vol, pour voir qu'il n’y avait rien de mal à réclamer un voyage paisible et tranquille.

LEONARDON Philippe
Village du brocq
50480 AUDOUVILLE LA HUBERT
© Correspondance de : LEONARDON Philippe
Hits: 198
Commentaires (0)add comment

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
smaller | bigger

busy
Dernière mise à jour : ( 13-08-2008 )
 
< Précédent   Suivant >

Le livre du Mois


Les Larmes du Soleil

Exprimez-Vous

Forum

Rechercher un Article

Le Pape Au Cameroun

sondage

Que pensez-vous des critiques faites par Hillary Clinton sur la gestion des Etats africains?
 

Radio Cemac TV


cemac tv

Commentaires

Côte d´Ivoire - DJ R...
we are nobody to judge him and we have no proofs t...
Gabon : La Fagaricin...
pourquoi donner l espoir si le contact et les voi...
Education de Brenda ...
il es libre de faire de ses enfants ce veux daniel...
404
According to my monitoring, thousands of people in...
404
I had got a dream to start my own firm, but I didn...
Welcome !
Site fastfilehost4you.com just created.

Real content coming soon.
© Eurostrean hosting
Uniquesoft.de Webdesign Aschaffenburg
Joomla Templates by JoomlaShack Joomla Templates