L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
David Mwanaka, ancien journaliste zimbabwéen, devenu fermier en Grande-Bretagne ne compte plus les coups, qui lui sont portés par ses voisins blancs au Leicestershire (Nord), mais a juré de continuer son activité, en dépit de l'hostilité, qui lui est quotidiennement manifestée.
Il est même arrivé à la police britannique de jouer sa partition dans les désagréments qui lui sont causés. L'interessé affirme, qu'en raison du fait qu'il soit l'un des deux fermiers noirs que compte la Grande-Bretagne, il lui est même arrivé une fois d'être « interrogé à trois reprises, en cinq jours » par des agents de la police sur dénonciation haineuse de ses propres voisins. Ces derniers prétextant à chaque fois qu'il s'agirait d' « un voleur ».
« J'ai été interrogé pendant 30 minutes et mon véhicule a été fouillé après un coup de fil passé à la police. Ce n'était pas du tout beau. Pour nous, cela a été une grande humiliation et un fait embarrassant venant de la police, a déclaré l'ancien journaliste, qui exploite une parcelle de maïs à Rothley-Leicestershire.
Agé de 42 ans et père de trois enfants, l'ancien journaliste zimbabwéen est propriétaire de l'entreprise Mwanaka's Fresh Farm Foods, ce qui devrait contribuer à rassurer la police, a-t-il expliqué.
« Un fermier n'a pas nécessairement besoin d'être Blanc et la présence d'un noir dans un champ en Angleterre ne devrait pas signifier qu'il soit en train de commettre un délit » a souligné David Mwanaka.