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Tchad: Dix jours de deuil national pour Félix Malloum |
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Ecrit par L'international Magazine
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17-06-2009 |
Le général Félix Malloum est mort vendredi 12 juin, à l’Hôpital américain de Neuilly (Hauts-de-Seine). Il avait 76 ans. Il avait dirigé le Tchad de 1975 à 1979.
Selon une source diplomatique, c’est demain jeudi 18 juin que la dépouille de l’ancien Chef d’Etat tchadien Félix Malloum arrive au Tchad où le Président Idriss Deby Itno a signé un décret annonçant "un deuil national de dix jours", du 13 au 22 juin, en raison de ce décès. Hissein Brahim Taha, Ambassadeur du Tchad à Paris fera partie de la délégation, nous précise aussi la même source.
Le général Félix Malloum a dirigé le Tchad de 1975 à 1979. Il est décédé vendredi, à l’âge de 77 ans, des suites d’un arrêt cardiaque à Paris où il avait été hospitalisé, avait annoncé la présidence tchadienne dans un communiqué sans plus de détail.
Une source autre source officielle jointe à N’Djamena a confirmée qu’il avait été évacué vers la France pour des raisons de santé sans être en mesure de fournir plus de précisions sur les causes du décès.
Le général Félix Malloum avait pris la tête d’un Conseil supérieur militaire (CSM), mis en place à la suite d’un coup d’Etat en 1975 contre le premier président du Tchad, François Tombalbaye. Il avait finalement lui-même été chassé du pouvoir par Hissène Habré et contraint à l’exil en 1979.
Un passage marqué par l’instabilité et les troubles
Né le 10 septembre 1932 à Fort-Archambault (aujourd’hui Sarh), il combat au sein de l’armée française pendant la guerre d’Indochine. Après l’accès du Tchad à l’indépendance (1960), Félix Malloum devient le premier chef d’état-major de l’armée de son pays. Arrêté en 1973 sur ordre du premier chef d’Etat du Tchad, François Tombalbaye, il est libéré en 1975, à la faveur d’un coup d’Etat contre ce dernier. La même année, François Tombalbaye est assassiné, Malloum lui succède.
Instabilité, troubles fomentés par des groupes rebelles : la situation du Tchad ne se normalise pas après son accès au pouvoir. En juin 1977, la France, qui est liée depuis un an au Tchad par un accord de coopération militaire renouvelé par le premier ministre de l’époque, Jacques Chirac, lui fournit un appui logistique pour lui permettre de faire face à une offensive des rebelles dans le nord du pays.
En 1979, le conflit armé avec les troupes d’Hissène Habré se déclenche. Félix Malloum est chassé du pouvoir. Après 23 ans d’absence, il était rentré au Tchad en 2002. Promu en mars 2002 général de division par le président Idriss Deby, il bénéficiait de tous les avantages accordés aux anciens présidents, notamment une indemnité mensuelle de 3.000.000 FCFA (4.570 euros), une résidence, deux véhicules avec chauffeur et une prise en charge des frais de santé.
Depuis, il s’était retiré de la vie politique et publique.
Linternationalmagazine.com, publié le 17/06/2009
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