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Niger: les travailleurs de la planète demandent à Tanja Mamadou de respecter la constitution |
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Ecrit par APA
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17-06-2009 |
La Confédération syndicale internationale (ITUC), qui regroupe 168 millions de travailleurs dans 155 territoires et pays dont le Niger, a invité le Président nigérien Mamadou Tandja à ne pas modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir au terme de son dernier mandat en décembre, a appris APA mercredi de source autorisée.
Le dirigeant nigérien a convoqué pour le 4 août prochain un référendum visant à adopter une nouvelle constitution au terme de laquelle il bénéficiera d’une transition de trois ans assortie de la possibilité pour lui de briguer un nouveau mandat à la tête du pays.
« Cette situation se produit alors que la Cour constitutionnelle a émis un avis négatif sur la tenue de ce référendum en date du 25 mai dernier et que l’Assemblée nationale a été dissoute le jour suivant » fait remarquer l’ITUC, dans une lettre adressée au Président Tandja et dont copie a été remise à APA à Niamey.
Pour cette Confédération, basée à Bruxelles, l’absence de mesures prises pour assurer le plein respect des principes démocratiques est observable au Niger, en dépit des appels « très pressants » de la société civile nationale, dont les syndicats et ceux de la communauté internationale.
Le 14 juin dernier, les sept centrales syndicales du Niger dont deux sont affiliées à l’ITUC ont réitéré leur engagement à lancer une grève générale dans les jours à venir pour « contraindre » le Chef de l’Etat à renoncer à son projet de modification de la Constitution.
« Nous tenons à insister sur le rétablissement, sans plus attendre, de l’ordre constitutionnel (…) le respect des décisions de la Cour constitutionnelle et partant, l’abandon du projet de référendum pour motif d’inconstitutionnalité » souligne le document.
L’intersyndicale en appelle également au « plein respect » des droits syndicaux dans ce « contexte de régression pour l’Etat de droit ».
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