L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
L’ANC veut pousser le président Thabo Mbeki à partir
Ecrit par MGM/tjm/fss/mn/APA
16-09-2008
Des députés de l’African national Congres (ANC, au pouvoir) ont déclaré dimanche qu’ils attendaient des instructions de Luthuli House, le siège de l’ANC pour décider de la date et de la manière de faire partir le Président Thabo Mbeki.
Nathi Mthethwa, chargé de la discipline de l’ANC au parlement a indiqué dimanche que la question n’était plus de savoir "si" mais "quant" l’ANC allait prendre des mesures pour démissionner Mbeki.
Selon lui, "les choses ne pouvaient plus rester en l’état", surtout après le verdict rendu vendredi par le Juge Chris Nicholson de la Haute cour de Pietermaritzburg.
Dan son jugement, Chris Nicholson a accusé Mbeki, le ministre de la Justice, Brigitte Mabandla, son prédécesseur, Penuell Maduna et des officiels "d’interférence" dans les affaires de l’administration de la justice.
Il a fait remarquer que même si Zuma ne pouvait pas prouver qu’il y avait une conspiration politique contre lui, ses craintes étaient tout de même justifiées.
Selon Mthethwa, lors de la prochaine session du parlement, prévue dans deux semaines, les députés de l’ANC allaient discuter des voies et moyens de s’occuper du cas Mbeki.
Selon la Constitution sud-africaine, le président peut être démis de ses fonctions à la majorité des deux tiers du parlement.
"Un membre de l’ANC ne peut être mêlé à une conspiration pour faire tomber un des ses camarades et continuer à vouloir faire croire que rien ne s’était passé", a ajouté Mthethwa.
"Est-t-il possible que M. Maduna ait agi de son propre gré ou sur des instructions?", s’est interrogé dans ses commentaires le juge Nicholson en allusion au président Mbeki.
Selon le juge, il est très peu probable que sur une question aussi importante que celle impliquant un vice président –donc son supérieur hiérarchique – "un simple ministre puisse agir sans que le président ne soit informé ou donne son aval".
Le trésorier de l’ANC, Mathews Phosa a expliqué samedi que le parti allait discuter du jugement, précisant : "nous prendrons les décisions idoines et nous les appliquerons".