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L'enquête sur l’exécution du guide religieux de la secte Boko Haram au Nigeria fait tomber des têtes |
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Ecrit par APA
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11-08-2009 |
Les résultats des enquêtes policières sur l’exécution sommaire du guide religieux nigérian Mohammed Yusuf, commencent à tomber grâce à la « rapidité » de la police.
Le Commandement de la police de l’Etat de Borno à Maiduguri a été accusé d’avoir tué Yussuf, responsable de Boko Haram (l’enseignement occidentale est un péché) qui a organisé de violentes manifestation détruisant des biens de l’état dans quatre états du Nord.
La police aurait également tué le beau-père de Yusuf, Baa Fugu Mohammed 71 ans qui s’était volontairement rendu au commandement quand il a su que la police le cherchait.
En outre, le bras droit de Yusuf aurait été tué dans des circonstances similaires, ainsi qu’un ancien chef de l’état de Borno, Buji Fai qui aurait été traîné de son champ avant d’être tué par balle.
A l’instar du commissaire de police de Borno, M. Chirs Dega transféré au quartier général de la police à Abuja, plusieurs autres gradés de la police ont été arrêtés dans la capitale nigériane.
Ils devront y répondre à des interrogations sur les exactions; ce que les organisations de défense des droits de l’homme et Amnesty International ont qualifié de barbare et contraire au principe des droits de l’homme et l’état de droit.
Selon les sources, la commission d’enquête chapeautée par le Conseiller à la sécurité national, le Général Sarki Muktar, détenait des preuves orales et matérielles, notamment des vidéos clips de l’armée nigériane.
La commission est prête à requérir des sanctions disciplinaires contre les policiers impliqués dans cette affaire et le nouveau inspecteur général de la police, M. Ogbonna Onovo a indiqué lundi à Abuja qu’il n’hésiterait pas à donner l’exemple sur les coupables.
La violence entre sectes avait commencé à Bauchi, la capitale de l’Etat du même nom, avant d’atteindre les états de Maiduguri à Borno, Kano, et Potiskum dans l’état de Yobe.
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