L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Mystifications eurocentristes & Naissance de l’écriture
Ecrit par Jean-Philippe Omotunde
04-12-2008
HIEROGLYPHES KAMITS
Pourquoi tient-on absolument en leucodermie, à faire naître l’écriture en Mésopotamie ? Et cela, même en dépit du bon sens ! Pourquoi les occidentaux veulent-ils à ce point, s’approprier une invention qui n’a point eu lieu sur leur sol et donc qui n’est pas le fruit de leur génie ? Cherchent-ils à masquer quelque chose ? A juguler un complexe ? Enigme !
Dans le cadre de l’historiographie eurocentriste, il existe une espèce de réflexe naturel qui consiste à faire de l’occident, le père géniteur de tous les savoirs anciens.
Peu importe que l’homme moderne soit né dans la région des Grands Lacs vers 200 000 avant l’ère chrétienne et qu’il ait été le seul à bénéficier d’une expérience humaine de plus de 100 000 ans par rapport aux autres peuples, il faut coûte que coûte affecter à l’Europe ou à l’Orient un train d’avance sur l’Afrique [1]. Chose particulière, les Européens grands adeptes de ce type de pratique, s’approprient depuis les XVIIIème siècle, l’immense majorité des innovations de l’antiquité voire de la préhistoire. L’écriture en est un exemple ultra-significatif.
1- La Mésopotamie berceau de l’écriture : mon oeil !
La thèse de l’invention de l’écriture en Mésopotamie par l’occident reste énigmatique voire fantasmagorique. Pour en savoir plus, j’ai donc feuilleté pour vous l’ouvrage de Jean Bottéro « Mésopotamie : l’écriture, la raison et les dieux [2] », pour analyser les fondements de cette thèse.
D’entrée de jeu, l’auteur lance : « Nos ancêtres, les Mésopotamiens, ont inventé l’écriture » (sic). Ainsi, après « nos ancêtres les Gaulois, nos ancêtres les Romains, nos ancêtres les Grecs, nos ancêtres les Egyptiens, nos ancêtres les Indiens, nos ancêtres les Indo-Européens », voilà « nos ancêtres les Mésopotamiens ».
Voyons maintenant le fond de la thèse. Pour aborder son chapitre intitulé « De l’aide mémoire à l’écriture » [3],Jean Bottéro écrit ceci, à propos du « cadre ethnique » mésopotamien : « Mise à part l’intervention de tiers, indigènes ou immigrés, hautement vraisemblable, mais dont nous ne savons quasi rien (snif) et de toute façon marginale et secondaire, elle est (la civilisation suméro-akkadienne), en effet, issus de la symbiose entre deux populations, deux cultures : l’une sumérienne et l’autre sémitique, appelée, akkadienne ».
Ainsi selon notre auteur, la thèse d’une intervention d’un peuple tiers (sous entendu négro-africain) est hautement appréciable, tout en ne représentant quasiment rien.... Bravo ! Il faut rappeler que lorsqu’il est à jeun, Jean Bottéro est un des plus brillants spécialistes français de la Mésopotamie [4].
Mais c’est surtout sur la documentation écrite mésopotamienne, que l’analyse de Jean Bottéro nous est précieuse. Ainsi il atteste que « les plus vielles archives écrites en Mésopotamie et retrouvées à ce jour, sont constituées en gros, de quatre collections principales de ces tablettes d’argile qui servaient de « papier » [5]dans le pays ».
TABLETTES CUNEIFORMES
A partir de son travail, nous pouvons donc classer comme suit, les documents écrits exhumés en Mésopotamie :
Les plus anciennes tablettes extraites du sol de Sumer sont les Tablettes d’Uruk (trouvées à Uruk donc), mais également en Akkad , à Kish et qui datent de 3 200 avant l’ère chrétienne.
Les Tablettes de Djemdet-Nasr trouvées dans la localité du même nom, datent de 3000/3100 avant l’ère chrétienne.
Les Tablettes d’Ur, exhumées dans la localité du même nom, datant de 2700 avant l’ére chrétienne.
Les Tablettes de Fâra au pays d’Akkad, datent elles de 2 600 avant l’ère chrétienne.
On sent bien le malaise de l’auteur dans tout le passage car il sait qu’il mystifie la réalité historique de la Mésopotamie.
Premièrement, il n’y a pas d’écriture ni en 3200, ni en 3100, ni en 3000 avant l’ére chrétienne en Mésopotamie et les premières traces sont en réalité des pictogrammes. L’auteur confond volontairement pictogrammes et écriture. Faut-il rappeler qu’un pictogramme est une forme figurative stylisée fonctionnant comme un signe d’une langue écrite et qui ne transcrit pas la langue orale.
Deuxièmement, à défaut d’écriture (inexistant à l’époque), il s’agit en réalité de comptes ou de calculs qui nous éloignent considérablement de l’écriture à proprement parler.
Troisièmement, si l’occident avait réellement inventé l’écriture, le support technique de l’écriture porterait aujourd’hui le nom de « tablette », [6]hors nous savons que le mot « papier » découle en droite ligne du « papyrus » kamit, support d’écriture inventé par les Africains anciens sur les berges du Nil [7].
Quatrièmement, l’écriture mésopotamienne s’est évanouie. Elle n’a été reprise par personne et donc constitue inexorablement un cul de sac historique !
A vrai dire, Jean Bottéro essaie de temps en temps de ralentir son hémorragie eurocentriste en révélant par exemple à propos des Tablettes d’Uruk qu’elles « constituent manifestement des comptes » et donc pas une littérature.
Là-dessus, il ajoute que c’est seulement à partir de 2600, date des « premières inscriptions royales », que l’écriture s’est véritablement « étendue à d’autres domaines ». Et il conclut en révélant encore que l’écriture mésopotamienne est « née de besoins et de nécessités d’économie et d’administration ».
2- L’Afrique véritable berceau de l’écriture : Une thèse solide comme le roc !
S’il est dit que l’Histoire commence avec l’apparition de l’écriture, l’Afrique est donc bien le berceau de l’histoire intellectuelle universelle (Rappelons encore une fois aux amnésiques que le mot « papier » découle de « papyrus » et non pas de « tablette »).
Les fouilles menées à 400 km au sud du Caire à Abydos en 1998 par le professeur Günter Dreyer, directeur de l’Institut d’Archéologie d’Allemagne, ont dévoilé que l’écriture est née en Afrique noire vers 3 400 avant l’ère chrétienne, donc bien avant la Mésopotamie. Dreyer a d’ailleurs officiellement déclaré à la communauté scientifique internationale que :
"L’écriture égyptienne était bien plus avancée que celle de la Mésopotamie qui à l’époque n’était pas encore habitée par les Sumériens (...) Nous pensions que les sumériens avaient été les pionniers de l’écriture" [1].
Ainsi, Dreyer révèle qu’à l’époque où l’homme écrivait en Afrique, la Mésopotamie n’était même pas encore habité. Par conséquent, nous retrouvons donc en Afrique noire, le premier corpus lexicologique permettant de désigner tout ce qui se rapporte à l’écrit :
- Ss (sèche) : Ecrire
- Ir m Ss : Mettre par écrit
- Sdi (shédi) : Lire
- Per medjat : Bibliothèque
- Medjat : Livre
- Gnwt (génout) : Annales
Pour mettre au point leur écriture, les anciens Africains (il est important de le noter) ont utilisé l’ensemble de la faune et de la flore africaine (gazelle, éléphant, girafe, poisson, lion, babouin, crocodile, ibis, hippopotame, lotus, jonc, cobras, lézard, faucon...).
Ainsi, il est important de mettre en exergue, la conclusion de l’égyptologue français Emile Amélineau qui déclara que si on refuse d’accorder la paternité de la civilisation égyptienne aux Africains, il va falloir lui expliquer sans sourciller, comment un peuple venu de l’étranger aurait pu connaître si parfaitement à cette époque, jusqu’au moindre animal aquatique, l’ensemble de la faune et de la flore la plus spécifiquement africaine.
D’autre part, la chronologie du professeur Christian qui s’appuie sur les calculs astronomiques du professeur Kugler, fait naître la première dynastie d’Our vers 2 600 avant l’ère chrétienne, date des tombes anonymes dites "royales" alors que la date avancée pour l’invention de l’écriture en Mésopotamie est de 3 200 av. J. C., « sans raison particulière », dit-il.
Chose surprenante, le "Manuel d’archéologie orientale" [2] stipule que l’on n’a jamais retrouvé en Mésopotamie une seule tombe intacte. Là-dessus, le professeur G. Contenau note que l’on peut :
"Se demander, en présence des sépultures des tombes royales, s’il s’agissait vraiment de rois et s’il ne fallait pas rattacher ces tombes au culte du principe de fertilité (...) Ce qui frappe, en effet, c’est que les occupants de ces tombes sont pour ainsi dire anonymes (...)
M. S. Smith pense que ces tombes pouvaient contenir, non de véritables rois, mais des acteurs du drame sacré qui se jouait à l’occasion de fêtes et où on sacrifiait le protagoniste principal (...) Leur inventeur (des tombes) Sir L. Wooley le dénie absolument (...)
En décrivant cette découverte sensationnelle des tombes royales, je faisais observer, comme il vient naturellement à l’esprit, que les Scythes, bien plus tard, pratiquaient des rites analogues".
Ainsi, dans son ouvrage "La civilisation des Hittites et des Mitanniens", le professeur Contenau mentionne encore clairement que le professeur M. V. Christian de Vienne : "Propose pour la première dynastie d’Our, en Sumer, la première dynastie vraiment historique, la date de 2 620 avant J. C.".
Mais il rajoute que :
"Si la civilisation mésopotamienne était seule en jeu, rien ne s’opposerait à une compression de cet ordre (...) Il existe cependant une solidarité générale dont il faut tenir compte. La période historique s’ouvre à peu près à la même date pour l’Egypte et pour la Mésopotamie" d’où le refus de placer l’Egypte en premier, en dépit des résultats des fouilles archéologiques.
"Il y a 30 ans, le nom de Sumer ne signifiait rien pour le public. Aujourd’hui, il y a quelque chose appelée le problème sumérien qui, pour les archéologues, est un sujet de controverses et de spéculations constantes", rappelle Le professeur Brion en citant le professeur Lovat Dickson.
L’écriture : une découverte africaine remontant au roi soudanais Narmer :
Il convient d’ajouter que le professeur Martin Bernal de l’université de Cornell aux USA rappelle [3]que l’archéologue James Mellaart et son équipe, ont placé, après datation au carbone 14, la dynastie égyptienne de Narmer en 3 400 avant l’ère chrétienne.
8 ans après en 1987, une équipe Suisso-américaine conduite par le professeur Herbert Haas déclarait qu’il fallait vraiment retenir la date de 3 500 avant J. C. pour cette même dynastie. Aucun ouvrage de vulgarisation n’a vraiment fait état de cette conclusion. Aussi, compte tenu de ces découvertes, nous pouvons dire que l’écriture est à peu près contemporaine de Narmer.
3- Origine africaine des premiers habitants de la Mésopotamie :
Les fouilles réalisées en Mésopotamie par des équipes françaises pour trouver les plus anciennes traces d’habitations, ont révélé que les premiers habitants sédentaires de cette contrée, étaient africains.
En effet, les rois les plus anciens exhumés en Elam sont noirs. Le résultat des fouilles réalisées sur le terrain par le professeur Marcel-Auguste Dieulafoy (1844- 1920) l’atteste clairement :
" Seuls les puissants personnages avaient le droit de porter de hautes cannes et des bracelets ; seul le gouverneur d’une place de guerre pouvait en faire broder l’image sur sa tunique.
Or, le propriétaire de la canne, le maître de la citadelle est noir : il y a donc de grandes possibilités pour que l’Elam ait été l’apanage d’une dynastie noire et si l’on s’en réfère même aux caractères de la figure déjà trouvée, d’une dynastie Ethiopienne.
Serait-on en présence de l’un de ces Ethiopiens du Levant dont parle Homère ? Les Nakhuntas étaient-ils les descendants d’une famille princière apparentés aux races noires qui régnèrent au sud de l’Egypte" [1].
D’autre part, le professeur Charles Lenormant (1802-1859) dans son ouvrage "Les Phéniciens", confirme que les premiers habitants de cette région appelé "les Adites" dans la tradition arabe étaient d’origine koushite (Ethiopie). L’historien arabe Mas Udi dans son ouvrage historique "Les prairies d’or", ne le contredira pas [2].
Sur le même sujet, l’assyriologue G. Contenau ajoute que :
"Le Susien, notamment, produit probable de quelques métissage de Koushite (Koush = l’Ethiopie) et de nègre avec son nez relativement plat, ses narines dilatées, ses pommettes saillantes, ses lèvres épaisses, est un type de race bien observé et bien répandue" [3].
Un poème d’Elam appuie ces faits [4] : Père Enlil, Seigneur des pays,
Père Enlil, Seigneur à la parole fidèle,
Père Enlil, Pasteur des têtes noires.
Enfin, comme le souligne par deux fois Diodore de Sicile (Livre I), les Chaldéens de Mésopotamie étaient aussi des noirs originaires d’Egypte :
"De très nombreuses colonies ont été disséminées depuis l’Egypte dans le monde entier. De fait à Babylone, Bélos qui est tenu pour fils de Poséidon et de Libye, mena des colons (Egyptiens) ; installé au bord de l’Euphrate, il y institua les prêtres qu’il exempta de taxes et déchargea de tout service public, tout comme ceux d’Egypte ; ce sont ceux que les Babyloniens appellent Chaldéens.
Ils s’occupaient d’observer les astres à l’instar des prêtres et physiciens d’Egypte et aussi de leurs astrologues" (...) Ils disent (les Egyptiens) même que les Chaldéens de Babylone, colons, à l’origine des Egyptiens, ne sont renommés en astrologie que pour avoir suivi l’enseignement des prêtres Egyptiens".
Dans son ouvrage consacré à la Chaldée [5], le professeur Hoefer note à ce sujet :
"Suivant les Egyptiens, dans Diodore, les Chaldéens étaient une colonie de leurs prêtes que Bélus avait transportés sur l’Euphrate et avait organisés sur le modèle de la caste mère et cette colonie continue de cultiver la connaissance des étoiles qu’elle avait apportée de sa patrie". C’est ainsi que "Chaldéens" donna la racine du mot grec qui signifie "astrologue".
Selon Diodore de Sicile, les palais même de Persépolis, de Suse et de plusieurs autres villes, furent construits par des ouvriers et architectes noirs originaires d’Egypte [6] enlevés de force par Cambyse après avoir détruit l’Egypte.
D’après Strabon, Suse même fut fondé par un africain du nom de Tithon, roi d’Ethiopie [7].
En conclusion, contrairement aux affirmations de notre farceur Jean Bottéro, il existe bel et bien des éléments probants sur l’implantation koushite en Mésopotamie. De plus, on peut même attribuer à cette première implantation, l’origine des pictogrammes qui allaient engendrer l’écriture mésopotamienne.
4- A propos de l’apparition de l’écriture en Europe.
On ne peut parler pour l’Europe de « naissance » ou « d’invention » de l’écriture, pour la simple raison que les Grecs ont reçu ce savoir « clé en main » par une population venue de Phénicie sous la houlette d’un noir nommé Cadmos. Et c’est précisément la sœur de ce Cadmos qui s’appelait Europe !
Ainsi, à propos de l’apparition de l’écriture en Grèce, Diodore de Sicile nous dit ceci [1] :
"Lorsque Cadmos eut rapporté de Phénicie ce qu’on appelle les lettres, il fut le premier à les adapter à la langue grecque, à attribuer un nom à chacune et à en fixer le tracé ».
Chose que confirme encore le grec Hérodote, surnommé le père de l’histoire en disant ceci :
"Ces Phéniciens venus avec Cadmus (...) introduisirent chez les Grecs, en s’établissant dans ce pays, beaucoup de connaissances ; entre autres celles des lettres que les grecs (...) ne possédaient pas auparavant". [2]
Mais à propos de l’origine même de l’écriture phénicienne, la Bible de Sanchoniathon, un livre phénicien, reconnaît explicitement que l’écriture fut d’abord inventée par les Egyptiens et transmise par la suite aux Phéniciens [3].
Le professeur John Chadwick avoue d’ailleurs [4] :
"Qu’on tient généralement l’écriture alphabétique pour une invention sémitique (i-e phénicienne), mais l’écriture égyptienne ouvrait la voie à ce système".
En conclusion :
L’écriture utilisée vers 2 600 avant l’ère chrétienne en Orient porte le nom de « Cunéiforme », soit « l’écriture en forme de clous » et servait à l’origine à faire des comptes et des calculs.
L’écriture inventée en Afrique noire vers 3400 avant l’ère chrétienne porte le nom de « Medou Neter », soit la « Parole de Dieu », ou les « Saintes Ecritures » (puis qu’il s’agit d’écrit) et servait à l’origine à graver pour l’éternité, les principes de sagesse divine et visait à annoncer aux hommes, l’existence d’un Dieu unique, créateur de la biodiversité, de l’univers visible et invisible et des hommes... noirs...à l’origine !
Peut-on vraiment comparer ce qui ne peut l’être ?
Références bibliographiques:
[1] C’est d’ailleurs la thèse falsificatrice majeure des 3 religions monothéistes actuelles qui prétendent que Dieu aurait parlé à tous les peuples, sauf au peuple africain qui reste pourtant son premier fils. En y regardant de près, Sem et Japhet soutiennent ainsi que Dieu serait devenu raciste à l’insu de son plein gré.... Attention, si vous avez pensé « Mais non ! », vous venez donc d’admettre que les premiers Livres religieux monothéistes de l’histoire de l’humanité sont africains.
[2] Cf. Jean Bottéro « Mésopotamie : l’écriture, la raison et les dieux, éd. Folio histoire.
[3] Idem, P 132.
[4] Spécialiste français de la Bible et du Moyen Orient antique, Jean Bottéro est né en 1914 en Provence. Après le petit séminaire à Nice, il entre chez les Pères dominicains, se spécialise dans l’exégèse biblique, puis dans la Mésopotamie antique (il traduit le Code d’Hammourabi). Il quitte la prêtrise et passe au Centre national de la recherche scientifique. Il participe à des fouilles au Moyen Orient et entre à l’Ecole pratique des hautes études, où il deviendra directeur d’étude (chaire d’assyriologie). Il a publié de nombreux ouvrages, notamment « Gilgamesh », « Naissance de Dieu », « La plus vieille cuisine du monde », « Babylone et la Bible » (entretiens), « Au commencement étaient les dieux ».
[5] Papier vient du mot "pap ouro" égyptien qui donna "papyrus".
[6] Découlant de la nature du support. Il s’agissait de tablettes en argile, sèchées au soleil
[7] Dire que l’Afrique est le continent de l’oralité alors qu’il a donné naissance à l’écriture est une vibrante escroquerie. Pour vous amuser, demandez à un passant dans la rue de vous prêter sa « tablette ». Vous verrez alors s’il sait même de quoi vous parlez.
Références bibliographiques:
[1] Cf. Diodore de Sicile, Livre III, LXVII.1, Bibliothèque Historique, éd. Les Belles Lettres