L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Tchad: Les rebelles déclarent leur hostilité à l'Eufor
17-03-2008
Le Rassemblement des forces pour le changement (RFC), un mouvement rebelle tchadien, a déclaré samedi son hostilité à l'Eurfor, la force européenne chargée de protéger les réfugiés au Darfour, estimant que cette force est «une tentative ultime de sauver le régime décadent de Déby».
«Notre mouvement réaffirme toujours son hostilité à l'Eufor dont la mission demeure à nos yeux une ultime tentative pour secourir le régime décadent de Deby», a indiqué Timan Erdimi, le président du RFC dans un communiqué dont copie a été transmise à la PANA La force européenne au Tchad, baptisée Eufor Tchad-RCA, chargée de protéger des centaines de milliers de réfugiés soudanais du Darfour et de personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord- est de la République centrafricaine (RCA) compte 3.700 soldats au total dont 2.100 Français.
Pour M. Erdimi, «si la mission de l'Eufor à un caractère strictement humanitaire, il appartient à la force européenne de se démarquer de la présence envahissante de la France, partie prenante dans le conflit et qui assiste militairement le gouvernement de Idriss Deby».
Le RFC dénonce un «amalgame douteux qui consiste pour la France à s'ingérer militairement dans le conflit tchadien avec son armée et prétendre que celle-ci jouera pour l'Europe un rôle humanitaire en allant opérer dans une zone de belligérance opposant la rébellion et l'armée gouvernementale».
La préoccupation du RFC rejoigne celle du président ivoirien Laurent Gbagbo qui s'insurger contre l'interventionnisme français en Côte d'Ivoire et suggérer aux Africains de recourir aux accords militaires africains pour régler les conflits régionaux en Afrique.
C'est le cas de plusieurs Africains qui s'opposent à l'installation des bases militaires étrangères sur le continent. C'est dans ce contexte que la plupart d'entre eux n'ont pas utilisé la langue du bois pour refuser d'accorder le siège au commandement américain appelé Africom.