L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Soudan: khartoum a rompu ses relations diplomatiques avec Ndjamena
12-05-2008
dimanche 11 mai, 05 h 21, Le Soudan a rompu ses relations diplomatiques avec le Tchad, accusant N'Djamena d'avoir soutenu une attaque de rebelles du Darfour au nord de Khartoum, a annoncé dimanche la radio publique soudanaise Omdurman.
"Le Soudan a rompu ses relations diplomatiques avec le Tchad en raison de l'aide apportée (par ce pays) à l'attaque d'hier", samedi, selon la radio.
De violents combats ont opposé samedi à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, les forces gouvernementales soudanaises aux rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus puissant militairement des groupes rebelles du Darfour, province de l'ouest du pays en guerre civile.
Les rebelles avaient affirmé qu'ils marchaient sur Khartoum après s'être emparés d'une base aérienne au nord de la capitale, où un couvre-feu a été imposé jusqu'à 10H00.
Khartoum a indiqué avoir fait échec à l'opération, accusant le Tchad d'être derrière l'attaque, dans le but de "déstabiliser" le Soudan.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a "fermement condamné" samedi l'attaque de rebelles du Darfour et appelé à une cessation des combats, craignant que ces derniers bloquent les efforts de paix dans la région.
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Les Etats-Unis ont également "condamné" samedi l'attaque de rebelles du Darfour près de Khartoum et appelé à une "cessation immédiate des combats".
"L'opération est un échec. Le JEM a tenté de déstabiliser (le Soudan) mais les forces soudanaises s'y sont opposées", a déclaré à l'AFP Kamal Obeid, un haut responsable du parti au pouvoir au Soudan, le Congrès national. M. Obeid a accusé le Tchad d'avoir soutenu l'attaque. "Mais la tentative du président Idriss Deby de déstabiliser le Soudan a échoué", a-t-il affirmé.
Un porte-parole du gouvernement tchadien a démenti plus tard "toute implication" de son pays dans l'attaque. Un couvre-feu a été imposé à Khartoum à partir de samedi 17H00 (14H00 GMT). Initialement prévu jusqu'à dimanche à 06H00 (03H00 GMT), il a été prolongé de quatre heures, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
La télévision d'Etat montrait samedi soir des images de rebelles présumés après leur capture ainsi que de véhicules et d'armes saisis par les forces gouvernementales. L'armée avait annoncé plus tôt qu'elle faisait face à "une attaque des rebelles de Khalil Ibrahim (chef du JEM) dans le nord de Omdurman", la ville jumelle de Khartoum.