L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
L’accord de paix Tchad- Soudan ne sera pas signé à Dakar avant jeudi
Ecrit par OF/ib/APA
13-03-2008
APA -Dakar (Sénégal) La signature de l’Accord de paix escomptée mercredi à Dakar, entre les présidents Omar El Béchir et Idriss Deby Etno, a été reportée à jeudi, « à la demande du président soudanais », selon le Chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, initiateur de la médiation.
Le Président soudanais a invoqué des « maux de tête, après un long voyage », au terme d’un séjour à Dubai, a encore expliqué Wade, après avoir attendu ll Béchir plusieurs heures durant, au Palais de la République, à Dakar.
Côté médiation, le Chef de l’Etat sénégalais avait à ses côtés, son homologue Omar Bongo Ondimba du Gabon, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et Pierre André Wizler, ancien ministre français de la Coopération et du développement, envoyé spécial du Président Nicolas Sarkozy, pour les besoins de l’accord de paix.
Le président tchadien Idriss Déby Itno était autour de la table, où était attendu le second protagoniste, Béchir.
Se défendant de vouloir faire signer un énième texte alors que NDjaména et Khartoum n’ont jamais voulu appliquer les précédents accords, Abdoulaye Wade maintient que ce qui va se faire à Dakar « diffère des autres médiations », puisque pour la première fois, des témoins représentatifs de la communauté internationale vont servir de garants.
Le Président sénégalais a donné rendez-vous à jeudi, après l’ouverture du 11ème Sommet de l’organisation de la Conférence islamique, qui se tient à Dakar les 13 et 14 mars.