L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Guinée-Equatoriale: élections législatives et locales
Ecrit par Habib Oumarou
05-05-2008
Les équato-guinéens élisaient leurs députés ainsi que leurs conseillers municipaux dimanche.
Ce double scrutin devrait réaffirmer la mainmise du président Teodoro Obiang Nguema sur ce pays de l'Afrique centrale.
Il est difficile d'attendre un quelconque changement à l'issue de ces élections.
Le parti du président Obiang Nguema avait remporté 98 des 100 sièges au Parlement lors du dernier scrutin, il y a quatre ans.
L'opposition, regroupée dans la Convergence pour la Démocratie Sociale, espère donc conserver ses deux sièges à Malabo, la capitale de l'île, et éventuellement en remporter un autre dans la partie continentale du pays.
Dans tous les cas, le parlement ne jouit que d'un pouvoir minime dans le régime autoritaire et hautement personnalisé du président Obiang Nguema, surnommé El Jefe - "le chef" en espagnol.
Apres avoir fait un coup d'Etat en 1979, il avait renversé puis exécuté son oncle, Francisco Macias.
Depuis, il a remporté plusieurs élections présidentielles avec plus de 99% des suffrages, mais sans la participation de l'opposition qui a toujours qualifié les scrutins de frauduleux.
La Guinée-Equatoriale doit son essor économique des dix dernières années à la découverte d'importantes ressources pétrolières.
Cependant, ces richesses restent concentrées dans les mains du président Obiang Nguema et de son entourage.
La majeure partie de la population est toujours extrêmement pauvre, sans aucun accès ou presque aux services de santé et à l'éducation.
Il est peu probable que ce double scrutin améliore le quotidien des équato-guinéens.