L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Le Parti démocratique gabonais remporte, sans surprise, la majorité des sièges de conseillers municipaux et départementaux.
Le ministre de l'intérieur a annoncé les résultats définitifs des élections locales de dimanche dernier, en attendant la validation par la cour constitutionnelle.
Toutefois cette nouvelle victoire du parti d'Omar Bongo Ondimba est amoindrie par un fort taux d'abstention, auquel la classe politique gabonaise dans son ensemble va devoir réfléchir d'ici la présidentielle de 2012.
Le Parti démocratique gabonais, le parti du président, et ses alliés viennent d'aligner un nouveau succès électoral en remportant un grand nombre de sièges de conseillers municipaux et départementaux, lesquels éliront à leur tour les maires et leurs adjoints.
Sans grand surprise, Libreville reste dans le camp présidentiel.
Port-Gentil, la capitale économique, va en revanche connaitre une fois encore la co-gestion, aucun parti n'ayant pas obtenu la majorité des sièges.
Les principaux leaders de l'opposition, Pierre Mamboundou et Zacharie Myboto, conservent les villes dont ils sont originaires.
Ce scrutin municipal a consacré la montée des candidats indépendants au détriment des partis politiques classiques.
Généralement l'alliance entre les indépendants et le parti au pouvoir réduit radicalement l'opposition à la portion congrue.
Toutefois le triomphe de la majorité reste relatif au regard du taux de participation.
En effet celui-ci continue de baisser et inquiète la classe politique.
Le débat est déjà lancé sur la réflexion à mener autour de la question de l'abstention.
Reste à mesurer la détermination des acteurs politiques nationaux à la mener et surtout à y trouver des solutions, avant la présidentielle de 2012 que le numéro 1 gabonais, Omar Bongo Ondimba, qui a célébré dernièrement ses 40 ans à la tête du pays, n'exclut pas de briguer.