L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Les obsèques officielles du président Omar Bongo Ondimba ont démarré mardi matin à Libreville
, sur fond de chants grégoriens, dans la salle dite des pas perdus de la présidence de la République, transformée en chapelle ardente, où sont rassemblés un parterre de personnalités, chefs d’Etat, anciens chefs d’Etat, Premiers ministres, et des responsables des organisations africaines et internationales.
Le président de la Guinée-Equatoguinée Teodoro Obiang Nguema Mabsogo a été le premier à aller rendre un dernier hommage à son homologue décédé le 8 juin dernier en Espagne, un geste symbolique qui consiste à se recueillir et à déposer une gerbe de fleurs devant le cercueil et à signer le livre de condoléances.
Le président équatoguinéen n'a cependant pas signé le livre de condoléance tout comme son homolgue Paul Biya du Cameroun qui l'a suivi juste après, selon l'ordre protocolaire établi par la direction générale du protocole d'Etat de la présidence gabonaise.
Les chefs de l'Etat de la sous-région de l’Afrique centrale ont été à l'honneur au cours de cette splendide cérémonie funéraire. Après Paul Biya, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et son épouse ont été invités, suivis par Fradique de Meneses de Sao tomé et principe, et Idriss Déby du Tchad.
Le président Burkinabé Blaise Compaoré a été le premier chef d’Etat ouest-africain à aller s’incliner devant le cercueil, suivi par Abdoulaye Wade du Sénégal et sa fille Sindiély.
Ahmdaou Toumani Touré du Mali et son prédécesseur Alpha Oumar Konaré ont été ensemble s’incliner devant la dépouille et signer le livre des condoléances, geste de parfaite symbiose qui a été imité quelques minutes plus tard par le président français Nicolas Sarkozy qui a invité son prédécesseur à l’Elysée Jacques Chirac, à cheminer ensemble jusqu’au catafalque où repose le cercueil de l’illustre disparu.
Plusieurs anciens chefs d'Etat ont fait le déplacement dont Sam Nujoma de Namibie, Goukouni Weddeye du Tchad, Pierre Buyoya du Burundi...
la cérémonie, retransmise en direct par toutes les télévisions du pays, doit durer jusqu'à 14H00 (13H00 GMT).