L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Gabon : Le trafic aérien gelé par la grève de l’Asecna
Ecrit par gaboneco.com
29-05-2008
Le Programme de renforcement des capacités des acteurs non étatiques (Progreane) a récemment pris ses quartiers dans le chef-lieu de la province du Moyen-Ogooué, pour former les ONG et associations locales à une gestion et une organisation optimale pour renforcer leur présence et leur action sur le terrain. La délégation a notamment renseigné les acteurs locaux sur la méthodologie de montage de projet pour accroître les opportunités de financements des initiatives locales.
Renforcer le pouvoir d’action et la présence sur le terrain des ONG et associations locales, c’était l’objectif de la visite récente à Lambaréné, chef lieu du Moyen Ogooué, d’une délégation du Programme de renforcement des capacités des acteurs non étatiques (Progreane).
Après le lancement de la campagne le 15 mai dernier à Libreville, où les responsables du Programme avaient convié une trentaine d’ANE à travailler notamment sur la méthodologie de montage d’un projet, les ONG et associations de Lambaréné ont été invitées à leur tour à questionner les rôles et les missions d'une antenne locale ainsi que les conditions favorables à une meilleure organisation de leurs structures associatives pour un fonctionnement optimal.
«Le Progreane doit couvrir l'ensemble du territoire national. Nous sillonnons quelques villes dans le but de promouvoir localement le projet mais également pour promouvoir l'ouverture d’antennes locales. Il est question d'identifier les secteurs d'activités des acteurs non étatiques locaux pour voir quelles sont les antennes que nous pouvons ouvrir ici», a expliqué une experte assistante du Progreane, Edwige Beta.
«Nous venons échanger avec ces acteurs non étatiques locaux, définir avec eux les méthodes de travail pour mieux s'adapter aux besoins de la société pour que le Progreane puisse mieux les appuyer dans leurs actions respectives» a ajouté madame Beta.
Eu égard à la méconnaissance par la plupart des acteurs de la société civile des notions de constitution et d’administration d’un projet associatif, le Progreane a initié cet atelier de formation afin de rendre les associations locales plus performantes et efficaces sur le terrain.
«Vous comprenez que les associations doivent se développer. Le projet Progreane compte aider les associations à se développer donc nous avons emmené un outil qui est le réseau, pour montrer aux associations comment elles peuvent se regrouper, comment elles peuvent avoir des économies d'échelle, des suppléments de structuration à partir de la notion de réseau» a expliqué Barry Mbom, expert au Progreane.
«Aujourd'hui, les associations se plaignent du fait qu'elles n'ont pas de ressources, de moyens financiers, tout ce qui leur permet de se développer. Le Progreane arrive derrière pour apporter une modeste contribution pour les aider à atteindre leurs objectifs de développement» a ajouté l’expert en communication et sensibilisation au Progreane.
«Les ONG et les associations ont besoin d'être formées. Nous savons qu'il y a des associations ou ONG qui sont créées par bonne volonté, mais souvent les leaders de ces structures ne sont pas formés. Les séances de travail avec les membres du Progreane ont justement pour but donner des rudiments aux ANE de Lambaréné» s’est félicité le représentant des associations de Lambaréné, Guy Roger Ibinga Movanga, participant à l’atelier.