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Gabon : Bongo Ondimba contre-attaque |
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Ecrit par Gaboneco.com
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04-12-2008 |
Suite à la plainte déposée le 2 décembre à Paris par deux ONG accusant les présidents du Gabon, du Congo et de la Guinée Equatoriale d'avoir acquis en France des biens financés par de l'argent public détourné, le chef de l’Etat gabonais a nié ces accusations et démenti toute tentative de pression ou de corruption sur les plaignants comme l'ont affirmé certains d'entre- eux.. L’avocat du président Bongo Ondimba a annoncé qu’il allait déposer une plainte pour diffamation à l’encontre de ces deux ONG, qui n’en sont pas à leur première action en justice contre son client.
Face aux nouvelles accusations de malversations financières portées à son encontre par deux Organisations non gouvernementales (ONG), le président gabonais Bongo Ondimba a de nouveau réfuté les chefs d’accusations qui lui sont portés, à savoir détournement de biens publics et tentative de corruption des plaignants.
L’avocat du chef de l’Etat gabonais, maître Patrick Maisonneuve a déclaré le 3 décembre dernier que son client «conteste absolument les détournements qu'il aurait fait au préjudice de son pays», avant de souligner que deux précédentes plaintes avaient déjà fait l'objet d'un classement sans suite «et ce après une enquête préliminaire confiée à la brigade financière qui s'est déroulée sur plusieurs mois», a précisé le juriste.
Le président Bongo Ondimba «s'inscrit en faux sur le fait que les autorités gabonaises auraient tenté de faire pression sur les représentants de l'association (Sherpa, à l'origine des plaintes) et notamment sur maître Bourdon, et sur le fait que le président Bongo aurait mandaté un émissaire pour proposer une somme d'argent à l'association Sherpa en contrepartie du retrait de la plainte», a ajouté maître Maisonneuve.
L'avocat des plaignants et président du réseau de juriste Sherpa, maître William Bourdon, a affirmé avoir fait l'objet d'une «tentative de corruption privée» et de menaces. Il relate notamment dans un quotidien français qu’un avocat se disant mandaté par les autorités gabonaises serait venu lui proposer «une somme d'argent pour Sherpa via la création d'une fondation en Suisse».
Les ONG Transparency International et le réseau de juristes Sherpa avaient déposé le 2 décembre dernier à Paris une plainte contre X visant trois chefs d'Etat africains qu'ils accusent de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.
Cette plainte vise les chefs d’Etat du Gabon, Bongo Ondimba, du Congo Brazzaville, Sassou Nguesso, et de la Guinée Equatoriale, Obiang Nguema, pour «recel, détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités».
«Une plainte en diffamation va être déposée sur les accusations de détournement de fonds et les prétendues pressions et tentatives de corruption», a annoncé l’avocat du président gabonais.
Deux premières plaintes avaient déjà été déposées auprès du parquet sur les mêmes faits en mars 2007 et juillet 2008. Le procureur avait ordonné un classement sans suite, estimant que les indices d'infraction étaient insuffisants
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Dernière mise à jour : ( 04-12-2008 )
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