L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Suite à deux saisines déposées par un agent de la COSYGA du Haut-Ogooué et le directeur adjoint du personnel du ministère du Commerce, le journal «Le Patriote» a été sommé par le Conseil National de la Communication (CNC) de se conformer à la législation en vigueur en apportant sous huitaine les preuves de ces allégations à l’encontre de ces deux personnes.
Le Conseil national de la communication continue de traquer les dérèglements éthiques et professionnels dans la presse écrite gabonaise, et c'est au tour du journal.
Réuni en séance plénière ordinaire le 8 mai dernier à Libreville, le CNC a étudié les saisines déposées à l’encontre du journal Le Patriote, les 14 mars et 24 avril dernier, par Albert Mbongo Lefandi, agent de l’antenne altogovéenne de la Confédération syndicale gabonaise (COSYGA) et Jerry Omer Mackanga Bindza, directeur adjoint du personnel du ministère du Commerce.
Monsieur Mbongo Lefandi proteste contre la publication en mars dernier d’un article dans lequel un certain nombre de griefs lui sont reprochés de manière abusive. Monsieur Mackanga Bindza proteste quant à lui contre les propos mensongers et diffamatoires à son égard dans la parution de ce journal du 21 avril dernier.
Au terme de l’étude de ces dossiers, le CNC a invité le directeur de la publication du journal «Le Patriote» à apporter, avant une échéance de huit jours, les preuves de ces déclarations, conformément à l’article 38 de loi organique du CNC.
Le Conseil a par ailleurs rappelé que de tels dérapages, qui portent atteinte à l’intégrité morale d’une personne ou à une certaine éthique, peuvent conduire à des interdictions de parution et des amendes, comme en a écopé récemment le journal «Marque Déposée», condamné à un mois d’interdiction pour atteinte aux bonnes mœurs.
Lors de cette réunion, le CNC a dénoncé le phénomène croissant de piratage des signaux des médias publics par certains acteurs politiques en période électorale. A cet effet, il a donné un délai de deux mois, jusqu’au 30 juin prochain, à tous les promoteurs d’organes de presse audiovisuels privés exerçant de manière illégale et informelle sur l’étendue du territoire national, pour se rapprocher des services compétents du CNC pour la régularisation de leurs situation administratives.