L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Congo: Un programme de sécurité alimentaire de près de 43 milliards de F CFA
17-03-2008
Le gouvernement congolais a mis en place un programme quinquennal (2008-2012) de sécurité alimentaire d’un montant de 42.213.767.000 F CFA pour lutter contre la pauvreté et réduire la dépendance alimentaire du pays vis-à-vis de l’extérieur, a appris APA lundi à Brazzaville.
Le Congo dépense chaque année plus de 100 milliards de FCFA pour ses importations alimentaires, alors que le pays dispose de vastes étendues cultivables et d’un climat propice pour être autonome en la matière.
L’augmentation de la production agro-pastorale et halieutique nationale grâce à une innovation technologique incluant également l’introduction des intrants de qualité, l’amélioration de la commercialisation, de la transformation, du stockage ou conservation des produits sont les principaux objectifs du programme de sécurité alimentaire.
Ce programment va s’appuyer sur les acquis de la phase pilote dans les domaines de la maîtrise de l’eau, de l’intensification des cultures, du petit élevage, de la pisciculture et de la transformation des produits avec comme objectif global de contribuer à la résolution du paradoxe entre les potentialités naturelles du pays et son état d’insécurité alimentaire et de pauvreté.
Sa mise en œuvre se base sur une approche participative impliquant l’ensemble des acteurs sur toute la ligne, depuis le choix des projets jusqu’à l’évaluation des activités, en passant par leur exécution sur le terrain. Etant entendu que le programme a également pour ambitions de diversifier les sources de revenus des ruraux, garantir la disponibilité des denrées alimentaires, protéger l’environnement et les ressources naturelles, mettre en place et renforcer le dispositif de suivi, d’alerte et de réaction rapide en matière de sécurité alimentaire.