L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Congo : La CEEAC affûte ses armes contre le terrorisme
Ecrit par Le Potentiel
29-05-2008
Les représentants de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) sont réunis à Brazzaville depuis le 26 mai dernier pour coordonner les moyens de lutte contre le terrorisme dans la sous région. Organisé par le Centre africain d'études et de recherches sur le terrorisme (CAERT), ce séminaire vise à établir une politique sous régionale de lutte qui prend en compte les nouvelles formes et les spécificités locales du terrorisme.
Une quarantaine de délégués des Etats de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) sont réunis dans la capitale congolaise depuis le 26 mai dernier pour un séminaire sur «la lutte contre le terrorisme en Afrique centrale».
Placées sous le patronage du ministre congolais de la Défense nationale, Jacques Yvon Ndolou, ces assises de deux jours visent à identifier les nouvelles formes de terrorisme, ses spécificités locales et la vulnérabilité des Etats, dans le but de définir et de coordonner une politique de lutte à l’échelle sous régionale.
Organisé par le Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme (CAERT), ce séminaire devrait encourager une compréhension plus profonde du terrorisme en Afrique centrale et de la nature changeante des activités terroristes à l’échelle mondiale et locale, en vue de la mise en œuvre du Plan d’action de l’Union africaine (UA) sur la prévention et la lutte contre le terrorisme.
Les participants ont abordé les menaces terroristes dans la région d’Afrique centrale, les interactions du phénomène terroriste avec le crime organisé, le phénomène des coupeurs de routes, le blanchiment d’argent ou encore les différents trafics illicites.
Le directeur du CAERT, Boubakar Gaoussou Diarra, a rappelé les recommandations du sommet mondial de 2005, lors duquel les Etats membres de l’ONU avaient condamné le terrorisme comme une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationale.
Rappelant l’importance de la coordination sous régionale de la prévention et de la lutte contre ce phénomène, les participants ont été exhorté les Etats à diligenter les efforts et les moyens nécessaires à l’application effective des recommandations qui résulteront de ce séminaire, notamment dans la perspective d’une stabilisation durable de l’Afrique centrale.
Un séminaire similaire pour les pays de la région de l’Afrique australe avait été organisé par le CAERT à la fin de l’année 2007.