L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Maurice Greene aurait-il été rattrapé par une histoire de dopage?
Ecrit par OLIVIER MORIN
15-04-2008
Médaillé olympique des 100m à Sydney
Maurice Greene, autoproclamé "Monsieur propre" de l'athlétisme américain, se retrouve "dans une situation très embarrassante", comme il le reconnaît, lundi 14 avril, dans les colonnes du quotidien britannique The Daily Telegraph. Selon le New York Times, l'ex-sprinteur américain est soupçonné par les enquêteurs fédéraux américains d'avoir été impliqué, en 2003 et 2004, dans une affaire de dopage.
Le nom du tout jeune retraité apparaîtrait parmi une liste d'une douzaine d'athlètes fournie par Angel Guillermo Heredia, témoin dans l'enquête que mène la police et ancien fournisseur de produits dopants. Ce dernier accuse Greene de l'avoir payé pour se procurer certaines substances prohibées, notamment des stéroïdes et de l'EPO.
"JE PAYAIS (...) SANS POSER DE QUESTIONS"
"Il n'y a rien de vrai", clame le médaillé d'or du 100 mètres des Jeux de Sydney, qui reconnaît dans le Telegraph avoir "rencontré" Heredia. "Lorsqu'il est venu me voir, je lui ai dit que je ne croyais pas à ses produits", assure Greene.
Selon le New York Times, les enquêteurs détiendraient la trace d'un virement de 10 000 dollars de Greene à Heredia. Un paiement que l'ancien sprinteur, qui n'a jamais été contrôlé positif au cours de sa carrière, reconnaît, mais justifie par sa générosité. "Notre groupe d'entraînement était très proche et je payais des choses pour des gens sans leur poser de questions", explique-t-il.
AFP