L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
République centrafricaine: un dialogue qui enterre la hache de guerre
Ecrit par Christian Panika
20-12-2008
Pierre Buyoya, ex-chef de l’Etat burundais
Pendant deux semaines, ex-rebelles, partis politiques, syndicats, représentants de la société civile ont essayé de tourner la page des évènements tragiques qui ont déstabilisé le pays pendant des années. Le « patron » de la rébellion du FDPC, Abdoulaye Miskine, qui sévit dans le nord du pays et vit en exil à Tripoli, était ce vendredi de la partie. Ce Dialogue polique inclusif, selon sa dénomination, semble bien avoir été un succès, mais certaines recommandations laissent dubitative une population qui « demande à voir ».
Les délégués au Dialogue politique inclusif s’accordent à dire que ce forum de paix et de réconciliation est un réel succès ; d’abord, parce qu’il a réuni toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine.
Ensuite, le Dialogue politique inclusif a permis l’adoption de certaines recommandations qui auront une emprise réelle sur l’évolution de la situation politique en Centrafrique ; notamment la formation d’un gouvernement réunissant toutes les parties présentes au Dialogue politique inclusif et la création d’une commission Vérité et Réconciliation pour un pardon définitif.
Mais si le Dialogue est un succès pour les organisateurs et les participants, la population qui a suivi les débats avec un engouement sans précédent, reste dubitative. Certainement à cause du manque de respect des engagements pris qui caractérise les politiques objet d’une crise de confiance entre elle et ceux-ci.