L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
RCA : Vers la signature d’un accord de paix global à Libreville
Ecrit par Gaboneco.com
15-06-2008
Une délégation du comité d’organisation du dialogue politique inclusif centrafricain, conduite par son coordonnateur Cyriaque Gonda, doit quitter Bangui le 15 juin prochain pour se rendre dans la capitale gabonaise en vue de la signature d’un accord de paix global avec les trois principaux mouvements rebelles centrafricains. Le président François Bozizé prépare depuis le 22 avril dernier avec le président Bongo Ondimba la tenue de ce dialogue pour la restauration d’une paix durable en RCA.
Constitué le 8 juin dernier par le président Bozizé, le Comité d'organisation du dialogue politique inclusif, chargé de mobiliser les ressources matérielles et financières et de proposer la structure dirigeante des assises, est attendu le 15 juin prochain dans la capitale gabonaise pour la signature d’un accord de paix global avec les trois principaux mouvements rebelles centrafricains.
Les 15 membres du comité d’organisation du dialogue politique, également chargé de prendre les dispositions protocolaires et sécuritaires, ont tenu leur première réunion le 13 juin dernier à Bangui.
Le coordinateur nommé à la tête du comité est le ministre centrafricain de la Communication, du Civisme, du Dialogue, et de la Réconciliation nationale, Cyriaque Gonda, également porte-parole du gouvernement, qui dirigera les travaux des quatorze autres personnalités provenant de la majorité présidentielle, de l'opposition et de la société civile.
Cyriaque Gonda a précisé que le comité avait une mission de 45 jours, à compter de la date de la nomination de ses membres, pour mettre en place les huit commission, celles du transport, des finances, de l’accueil, de l’hébergement, de la santé, de la sécurité et du protocole, ainsi que les sous-commissions indispensables au bon déroulement du dialogue politique qui doit durer quinze jours.
Avant l’accord de paix global qui va être conclu à Libreville, le gouvernement centrafricain avait déjà signé des accords de paix séparés avec le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC) de M. Abdoulaye Miskine et l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR), respectivement le 2 février 2007 à Syrte, en Libye, et le 13 avril 2007.
Publicité
Un accord de cessez-le-feu et de paix a été également signé le 9 mai dernier à Libreville avec l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un groupe rebelle actif au nord-ouest de la Centrafrique, dirigé depuis fin mars dernier par Jean-Jacques Démafouth.
Le Bureau de l’organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), le Centre pour le dialogue humanitaire, le protocole d’Etat, la gendarmerie et la police, les partis politiques, les pouvoirs publics, les groupes politico-militaires et l’administration de la communication seront également représentés dans le comité d’organisation du dialogue politique centrafricain qui a été chargé de rechercher les moyens matériels et financiers pour cette grande rencontre censée ramener une paix définitive en Centrafrique.
Le comité préparatoire avait par ailleurs préconisé une amnistie pour tous les négociateurs.
Depuis le 22 avril dernier, le président centrafricain, François Bozizé, prépare avec le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, ces assises censées restaurer une stabilité politique durable dans ce pays.