L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie. Honoré FOIMOUKOM
Centrafrique: le nouveau premier ministre a fait sa déclaration de politique generale
27-03-2008
Le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait mercredi de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat, dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale. "La sécurité et la consolidation de la paix sont les piliers du programme sur lequel se fondent les autres. Sans la sécurité et la paix, il n'y a pas de développement. Le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire reste un impératif du gouvernement", a affirmé le chef du gouvernement. "Pour réduire les poches d'insécurité dans les provinces, les capacités des forces de défense et de sécurité doivent être renforcées", a-t-il estimé. Malgré le soutien d'une force des pays d'Afrique centrale et de l'armée française, les Forces armées centrafricaines (Faca) peinent à rétablir l'ordre dans l'ensemble du pays. Le nord-ouest de la Centrafrique est notamment plongé depuis 2005 dans l'insécurité, provoquée par les "coupeurs de route", des rebelles, mais aussi les Faca elles-mêmes, accusées d'exactions contre les civils.
Enumérant les autres "objectifs prioritaires" de son équipe, M. Touadéra a cité "le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits de l'Homme, la stabilisation macroéconomique, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux". Il a également promis de "moderniser l'appareil de l'Etat et l'économie nationale", tout en fustigeant les "fraudes", la "paresse" et la "corruption", qui "freinent le développement de notre pays". L'Assemblée, au sein de laquelle les partis favorables au président François Bozizé disposent d'une confortable majorité, a ensuite accordé la confiance à ce gouvernement. Quatre-vingt-sept députés ont voté en sa faveur, quatre contre, et un s'est abstenu.