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Pensée du Jour

L'Afrique devrait en tout état de cause s'atteler à sa propre édification au lieu de jouer les guignols au côté d'un Occident obnubilé par ses intérêts propres et son influence à outrance. Le drame de l'Occident, c'est bien de se considérer civilisé dans un monde où il semble fatalement résolu à ne pas se départir de ses turpitudes, au demeurant tout aussi barbares que ces tragédies contre lesquelles il prétend se démener à grand déploiement d’artillerie.
Honoré FOIMOUKOM





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Cameroun: révélations exclusives sur le massacre des militaires en novembre 2007 à Bakassi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Jean Marc Soboth   
04-12-2008
ImageTentative de coup d’Etat, grand banditisme…vérités et mensonges sur une attaque meutrière qui a coûté la vie à une vingtaine d'hommes dans la péninsule pétrolières


Abuja. Mercredi, 14 novembre 2007. La canicule matinale de la capitale fédérale nigériane révèle des titres quotidiens qui, peut-être, ne sont pas inhabituels depuis décembre 1993, date de l’invasion de la péninsule frontalière par l’armée du général Sani Abacha. « 20 soldats camerounais tués par les militants » annoncent en anglais des quotidiens. L’événement a eu lieu le 12 novembre à Bakassi. Face à ce genre de titres, l’opinion nigériane est toujours partagée entre la compassion et l’approbation, voire simplement l’exaspération, tant les forces de l’ordre camerounaises ont bâti, ici, une solide réputation de brutalité sur fond d’extorsions des civils nigérians.
Dans la constellation de titres qui analysent l’événement, le Daily Trust écrit une chronique intitulée « Bad news from Nigeria-Cameroon border ». Tout une image dans la nouvelle philosophie des relations entre Yaoundé et Abuja. Le haut commandement militaire fédéral entend montrer tout d’abord sa distance à la tuerie. Joint au téléphone par le quotidien du District d’Utako, le porte-parole de l’armée, le colonel Giwa-Awu dégage la responsabilité de l’armée fédérale dans ces attaques qui, d’après lui, ont eu lieu dans une partie de la péninsule où Abuja a « retiré ses troupes depuis le mois d’août 2006 ». Le colonel Giwa-Awu fait état d’une mise en alerte des troupes nigérianes dans le Delta du Niger suite aux attaques, mais ne confirme même pas la réalité de l’hécatombe. Et pour cause. Les nouvelles proviennent des agences anglaises. Les autorités fédérales n’en auraient pas encore été saisies par leurs homologues camerounais.
Cette position est celle du ministre fédéral des affaires étrangères, Chief Ojo Maduekwe. A l’Agence de presse du Nigeria, NAN, il déclare : « Nous sommes en train de mener nos investigations et serions heureux de toute information en provenance des autorités camerounaises ».
En fait, depuis la veille, Abuja est justement assiégée de plénipotentiaires camerounais. Le conseiller spécial du chef de l’Etat et ancien directeur du protocole d’Etat, Martin Belinga Eboutou, séjourne dans une suite du l’hôtel Transcorp Hilton, la petite cité ultramoderne de 3500 chambres située au cœur de Nicon, l’une des zones résidentielles de la capitale fédérale. L’on signale également dans la cité, les ministres Maurice Kamto et Amadou Ali, de la justice qui, eux, seraient venus pour des assises de la commission conjointe Cameroun-Nigeria…

1. Au début, une transaction ratée sur le matériel de guerre camerounais

A la vérité, l’attaque du 12 novembre 2007 qui n’a pas fait moins de 21 morts au Poste C3 du Groupement Opération Centre (GOC) dans le Rio Del Rey était plus que prévisible. Quelques jours plus tôt, les militaires camerounais ont, par pur hasard, réalisé un coup de filet intéressant. A la faveur d’une relève au commandement du Groupement opérationnel Nord (GON), deux éléments des mouvements armés nigérians de la région, les nommés Chidi Suel et Femus Jonathan, étaient venus acheter/prendre livraison d’un stock de munitions auprès du nouveau patron du Groupement qui, lui, n’avait pas été briefé sur les transactions sur le matériel de guerre de son récent prédécesseur. Plus d’un million de francs en coupures de nairas et de francs Cfa sont, ainsi, saisis par l’armée camerounaise, tandis que les missi dominici étaient mis aux arrêts et déferrés auprès du haut commandement militaire à Yaoundé « pour exploitation ».
Dès lors, l’insécurité s’est installée dans cette zone dont la restitution à l’Etat camerounais n’était envisagée qu’au 14 août 2008. Les troupes sur-zone se sont vus clairement intimer l’ordre de libérer les deux mousquetaires au risque de subir des représailles. Les deux éléments arrêtés n’étaient pas seulement des fils du chef nigérian d’Isobo, l’une des pêcheries de la proximité d’Akwabana Creek où les civils nigérians avaient appris à narguer l’autorité publique camerounaise. Dès ce moment, le Centre du renseignement militaire fait état, pour la première fois, d’un groupe dénommé Bakassi Freedom Fighters (BFF), fille des mouvements d’émancipation du Delta du Niger. Pas grand monde y croit à Yaoundé. On est trop occupé à gloser sur le MEND (Mouvement d’émancipation des peuples du Delta du Niger) et sur le NDDSC (Niger Delta Defence and Security Council). Le groupe indexé vit de cambriolages spectaculaires, formé de rejetons nigérians d’une péninsule dont le processus de rétrocession au Cameroun a été bouclé à Greentree (New-York) le 12 juin 2006 par les présidents Olusegun Obasanjo et Paul Biya, sous la houlette de puissants parrains occidentaux et de l’Organisation des Nations Unies (ONU) représentée par le secrétaire général, Kofi Annan.
Ainsi s’est déroulé l’assaut du Rio Del Rey. Le commandant de l’Opération Delta, le capitaine de vaisseau Oyono Mveng, avait annoncé, le 12 novembre 2008, une tournée des groupements opérationnels. Les soldats attendaient en uniformes de circonstance l’arrivée de l’hiérarque. Chacun essayait de s’occuper en explorant tout bruit de moteur en provenance du Rio. A la mi-journée, lorsqu’on perçoit un concert de ronflements de flying boats, les soldats se mettent en ordre devant le rivage, croyant qu’il s’agit de l’arrivée solennelle du colonel. Ce n’est pas le cas. Sept flying boats équipés chacun de deux moteurs de 75 chevaux, bondés d’hommes armés, accostent rapidement sur le rivage du Poste 3. Le GOC, surpris, essuie, là sur le rivage, l’une des exécutions collectives les plus sanguinaires de l’histoire du conflit frontalier.
S’exprimant pour l’essentiel en pidgin, les assaillants, équipés d’armes d’assaut - dont certaines auraient été directement cédées par des affairistes de l’armée camerounaise -, demandent où se trouve le chef du groupement, le capitaine de corvette Samuel Metiegué Ebong. Cet ancien du cabinet du Ministre de la Défense, Rémy Ze Meka, se trouve dans sa loge. Il reçoit des assaillants une douzaine de balles sur les jambes alors qu’il tente d’armer une mitrailleuse. Au moment où se déroulent les attaques, le très attendu Oyono Mveng parade dans le Groupement Sud (GOS) de Delta. Un officier supérieur de l’armée marine qui suit à distance les coups de feu entre directement en contact téléphonique avec le ComDelta pour l’informer de la situation dans le groupement opérationnel voisin. L’homme, vaniteux, prend l’alerte à la légère, demandant à son interlocuteur s’il ne s’agit pas d’une simple « pêche à la grenade ». On laisse donc faire. Mais le bilan in fine est si lourd qu’on sait déjà que la réaction du haut commandement de l’armée sera fulgurante. « Ce sera la goutte d’eau… » L’atmosphère dans l’armée était électrisée depuis plusieurs semaines lorsque le ministre Ze Meka a initié de délicates arrestations d’officiers supérieurs nordistes dès leur retour d’un stage d’état-major à Koulikoro au Mali où on leur imputé pas moins une rencontre avec le très interdit capitaine Guerandi Mbara, officier camerounais de l’école de guerre de Hambourg, réfugié à Ouagadougou au Burkina depuis le putsch manqué du 06 avril 1984 contre le régime Biya.

2. Le bal des versions fantaisistes sur les attaques

Du coup, l’armée va multiplier les bévues. D’abord, Oyono Mveng, pris au dépourvu, fait parvenir à la hiérarchie de la Défense une version inexacte des faits. Il essaie de cacher le fait que l’armée camerounaise a été entièrement surprise dans ce remake du film Carnage. Résultat des courses, le secrétaire général de présidence de la République, Laurent Esso, publie, le 14 novembre, un texte mensonger - qui, le moment venu, va se retourner contre le gouvernement. « Profitant perfidement desdites facilités [de navigation offertes aux habitants], les assaillants, navigant à bord de sept embarcations rapides, ont pu approcher les postes baptisé C3, ouvert le feu, faisant 21 morts et 10 blessés parmi nos militaires ». Pire, « Au cours de la riposte, indique le texte de la présidence, une dizaine d’agresseurs ont été abattus et une de leurs embarcation détruite ».
Cette version est entièrement fausse. Il n’y a eu aucune riposte. Le Poste 3 n’a même pas eu le temps d’organiser un quelconque brainstorming. Il n’y a même pas eu un commencement d’identification des assaillants qui, eux, ont procédé par un schéma tactique éclair bien connu de l’académie militaire. Pour découvrir la supercherie, un véritable déploiement a eu lieu. Moult « services », dont la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), ont dépêché sur le terrain des équipes chargées d’enquêter sur les attaques. L’une d’entre elles, conduite par un certain colonel Bomono, est équipée d’appareils sophistiqués pour des reportages vidéo. Et, malgré une alerte générale lancée par le capitaine de vaisseau Oyono Mveng sur l’ensemble des groupements opérationnels de Delta aux fins d’arraisonner les équipées « descendues sans l’autorisation de la hiérarchie », l’on apprend vite que l’altier « ComDelta » a roulé la présidence et le Mindef dans la farine. L’homme qui multipliait les opérations de charme pour passer le grade ne survivra pas à sa version des faits. Le vendredi 30 novembre, il est limogé et est remplacé par le colonel Hyppolite Ebaka, ancien chef d’état-major à la garde présidentielle et ancien patron du 21ème Bataillon blindé de reconnaissance de Douala.
De fait, une autre version des faits sensationnelle alimente les conversations des buvettes du Camp de la Valeur à Douala. Cette version que l’on dit distillée par les 14 rescapés des attaques internés à l’hôpital de la Garnison militaire de Douala intéresse la plus haute hiérarchie de l’Etat. D’après ses tenants, l’attaque du PC3 du Rio Del Rey a été instruite par… le Ministre de la Défense, Rémy Ze Meka. Elle s’inscrirait dans une logique de coup d’Etat au régime Biya. Les développements de ce véritable mélodrame sont brodés autour d’un chassé-croisé et quelques absences d’officiers supérieurs de l’armée que l’on a dit en mission commandée sur-zone pour éliminer des preuves que détenait le Capitaine de corvette Metiegue en rapport à un éventuel projet de putsch fomenté par « Bad Boy ». Impliqué dans le projet, d’après les insinuations : le très stratégique Bataillon Spécial Amphibie (BSA) de Tiko. Cette version séduisante qui, sans doute, charrie une préparation avérée, n’a malheureusement rien à voir avec les attaques du Rio Del Rey. Les limiers de l’armée et du renseignement établissent qu’il s’agit clairement d’une attaque des BFF. Un officier supérieur de l’armée interrogé ironise : « Dire que cette attaque vient de Yaoundé c’est faire un mauvais compliment à une armée désorganisée, sous-équipée et gérontocratique, dont les moindres capacités d’intervention aériennes ou terrestres sont confisquées par le chef de l’Etat ». Il y a plus. « Tout le monde parle des événements sur-zone, fulmine le militaire. La presse en parle abondamment, mais, en dehors des médias officiels et de l’armée, presque personne n’a séjourné sur le théâtre des opérations dans les groupements opérationnels Centre et Sud ».
Déjà sur la sellette avec le « vrai-faux putsch », Ze Meka échappe ainsi, à nouveau, à un limogeage dans le pipeline depuis deux ans, qui devait profiter à son frère Fong de Zoétélé, Martin Belinga Eboutou.
Mais ce qui devait en advenir à la relation erronée des faits arrive. Des parlementaires de l’Etat de cross River sautent sur la version Oyono Mveng et demandent des comptes au sujet des 10 assaillants nigérians que l’on n’a même pas été capable d’abattre. Le Sénat nigérian, la Chambre haute du Parlement, relance le débat sur l’arrêt de la Cour Internationale de Justice en contestant ouvertement la cession de la péninsule, estimant (à nouveau) que ce transfert est contraire à la constitution fédérale.

3. Quand le Sénat nigérian s’en mêle

Le Sénat adopte une motion du sénateur Bassey Ewa- Henshaw (PDP-Cross River) soutenue par 21 autres sénateurs. Elle précise que la ratification est une obligation constitutionnelle. L'institution invite par conséquent le chef de l'Etat Umaru Yar'Adua à soumettre sans tarder ledit accord à l'Assemblée nationale pour examen. Le Sénat demande également au gouvernement fédéral de cesser tout autre transfert d'une partie quelconque de la péninsule, particulièrement les îles d'Abana et d'Atabong, au Cameroun tant que l'accord n'aura pas été ratifié par l'Assemblée nationale. Il encourage le gouvernement fédéral à prendre d'urgence des mesures pour la réhabilitation et la réinstallation immédiates des populations de la péninsule qui avaient déjà été déplacées.

"Le Sénat compatit avec la population de Bakassi et des autres parties du Nigeria pour les difficultés qui leur ont été causées suite à la cession regrettable de leurs terres ancestrales au Cameroun", souligne la motion du sénateur Bassey Ewa-Henshaw, qui regrette, par ailleurs le fait qu'en dépit du mécontentement et de l'inquiétude de la population nigériane suite à l'arrêté de la CIJ, M. Obasanjo ait unilatéralement signé un accord rendant effectif ce jugement. "A ce jour, le soi-disant Accord de Green Tree n'a pas encore été présenté à l'Assemblée nationale pour examen comme requis par la Constitution", fait remarquer le sénateur de Calabar.


Il exprime sa préoccupation face au « sort incertain des populations de Bakassi depuis leur déménagement de la terre de leurs ancêtres vers la péninsule de Ikang », dans la collectivité locale d'Akpabuyo, dans l'Etat de Cross River.

M. Ewa-Henshaw note que plus d'un an après leur déménagement, aucune dotation budgétaire n'a été faite à titre de dédommagement, de réinstallation ou de réhabilitation de ces populations, observant que l'intégration des personnes déménagées de Bakassi à Ikang s'avère difficile du fait de l'incapacité à harmoniser les intérêts politiques et le partage des charges publiques par les deux communautés. Les autres sénateurs qui soutiennent la motion condamnent unanimement la cession. Informant la presse plus tard, le président de la Commission du Sénat à l'Information, Ayohu Eze, martèle que, en fait "rien n'a été cédé à moins que la Constitution ne soit modifiée".

4. Long live, Bakassi Freedom Fighters !

Les deux Etats préparent l’étape finale du processus de rétrocession. Mais ce revirement inquiète Yaoundé. Il y apparaît des indications significatives. Ces revendications pseudo-juridiques ressemblent étrangement, au détail près, aux doléances énoncées par le commandant Ebi Dari, chef connu des Bakassi Freedom Fighters, un paramilitaire manifestement familier des quartiers de Douala où il compte néanmoins quelques centaines de milliers de compatriotes. Dans la péninsule, les attaques meurtrières se multiplient alors même que le principal navire de guerre qui patrouille dans la région, le Bakassi, est régulièrement en panne et arrive à peine à veiller sur la protection des seules plates-formes pétrolières. Mais, déjà, toutes les sources l’affirment : les BFF sont seuls responsables des attaques perpétrées de la bouée de base à l’entrée du chenal du Wouri, à l’ensemble de la péninsule camerounaise, de même que le cambriolage spectaculaire des banques de la ville balnéaire de Limbe… Et bientôt de Douala…

Le renseignement militaire l’avait clairement prédit dès novembre 2007, mais Yaoundé a réagi en tout attentisme. Pour l’instant, les BFF règnent en maîtres absolus dans la péninsule. A l’instar des mouvements paramilitaires du Delta du Niger, les bandits utilisent, d’après notre confrère français La Lettre du Continent, d’ex soldats de fortune, français et/ou Belges, qui servent d’intermédiaires à Lomé aux rebelles pour acheter du matériel (missiles antichars et antiaériens) à la société Beltechexport (Minsk) créée par l’ex général du KGB Viktor Malenkov. En renforçant au quotidien leur capacité de feu, ils ont imposé une pénalité de 1 million de francs Cfa/mois à tous les usagers de la façade maritime du Cameroun, la seule qui, grâce à l’incapacité de Yaoundé à sécuriser les eaux nationales, est restée la moins sûre pour toutes activités après que la Guinée Equatoriale, le Gabon et Sao Tomé et Principe aient protégé leurs eaux, et pendant que l’armée fédérale nigériane mène, sur son propre territoire, une guerre sans merci contre les puissants militants armés du Mouvement d’émancipation du Delta du Niger.

Les BFF n’ont pas seulement exposé l’incompétence et l’affairisme des patrons de l’armée camerounaise. Ils ont, avec un succès certain, imposé à l’opinion internationale une couleur politique à leurs exactions. L’une de leurs victoires les plus éclatantes a, en effet, été la récente prise d’otages d’un navire de la société Bourbon Offshore libérés en mondovision contre des homologues détenus pas les Camerounais. La négociation a été menée sous la pression de l’Elysée et du Quai d’Orsay. L’armée camerounaise fut opposée à cette libération qui a permis de légitimer le banditisme dans le Golfe de Guinée. Mais, en dehors de quelques victoires sur quelques manifestants civils nationaux, a-t-elle seulement pu imaginer une véritable stratégie de protection du territoire national, ce qui relève de sa fonction institutionnelle ?

Il y a longtemps que le nouveau régime au pouvoir à Abuja a, en ce qui le concerne, montré patte blanche dans cette affaire. Au cours d’une rencontre au palais de l’Unité entre le président Paul Biya et le ministre nigérian des affaires étrangères, Tijani Yahaya Kaura, ce dernier a remis un message de condoléances du chef de l’Etat fédéral Umaru Musa Yar’Adua des suites des attaques des BFF. Il a surtout assuré le chef de l’Etat camerounais de poursuivre la rétrocession du territoire en application de l’arrêt de la Cour Internationale de justice du 10 octobre 2002. La cérémonie de Calabar dans l’Etat de Cross River, le 14 août 2008, fut la preuve qu’Abuja n’entendait pas se lancer dans une chicane supplémentaire.

© Bebela Hebdo : Enquêtes à Abuja, Yaoundé et Douala de Jean Marc Soboth

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